Djibouti : Le Falcon 7X « J2-HPV » du narco-dictateur Ismail Omar Guelleh, avion présidentiel ou « Air cocaïne » ?

Djibouti : Le Falcon 7X « J2-HPV » du narco-dictateur Ismail Omar Guelleh, avion présidentiel ou « Air cocaïne » ?

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HIGHWAY 10

Il n’y a pas seulement les armes que le président auto-proclamé de Djibouti achemine depuis le Brésil, un important trafic d’armes orchestré avec la complicité de la société Forjas Taurus, il y a aussi la cocaïne. A l’instar du tristement célèbre Noriega, l’ancien président panaméen, le narco-dictateur Ismail Omar Guelleh trempe dans le trafic de cocaïne. Et le pot aux roses a été découvert grâce à une minutieuse investigation menée conjointement par les experts de l’Office des Nations Unies de lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) et les enquêteurs de la Drug Enforcement Administration (DEA), une agence fédérale américaine en charge de la lutte contre le trafic et la distribution de drogues aux États-Unis. En effet, les agents chevronnés de l’ONUDC et de la DEA ont intercepté, fin décembre 2016, un important acheminement de la cocaïne. Ce jour-là, plus de 500 kg de cocaïne en provenance du Brésil, d’une valeur marchande de plus d’un milliard de nos francs, la cocaïne était dissimulée dans des sacs et sous un chargement de fleurs (voir ci-jointe la photo), ont été saisis au port de Djibouti. Pris la main dans le sac, l’époux d’Odette/Khadra Haid rejette tout de suite la responsabilité sur trois malheureux lampistes avant de les jeter en prison. « Pensons-y ! Celui que l’on punit n’est plus celui qui a commis l’action. Il est toujours le bouc émissaire. », écrivait le philosophe allemand Friedrich Nietzsche. La pratique du bouc émissaire est l’une des spécificités du malfrat IOG, un lâche qui a toujours fait porter le chapeau sur autrui.


A défaut d’incrimination, les enquêteurs onusiens et américains demandent expressément au narco-dictateur Guelleh de rendre publique la saisie record de cocaïne et surtout ordonnent la destruction immédiate de la maudite cargaison. Pris de panique, le beau-père de Tommy Tayoro obtempère sans broncher. Il donne aussitôt instruction à ses sbires d’organiser une conférence de presse : Ont participé à celle-ci, qui s’est tenue le 5 janvier 2017, le procureur de la république de Djibouti, Maki Omar Abdoulkader, le directeur de la sécurité nationale, Hassan Said Khaireh, le directeur général de la police nationale, Abdillahi Abdi Farah, et le directeur des douanes, Gouled Ahmed Youssouf. Douze jours plus tard, la demi-tonne de cocaïne saisie au port de djibouti a été incinérée sur un site de Doudah, à une quinzaine de kilomètres au sud de Djibouti. L’opération de l’incinération des 500 kg de cocaïne s’est déroulée en présence du ministre de la justice et des affaires pénitentiaires, Moumin Ahmed Cheick, du ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed, du ministre du Budget, Bodeh Ahmed Robleh, du ministre de la Santé, Djama Elmi Okieh, du directeur général de la sécurité nationale, Hassan Saïd Khaireh, du secrétaire général du ministère de la justice, Abdi Ismaël Hersi, du procureur de la république, Maki Omar Abdoulkader, du directeur général des douanes et droits indirects, Gouled Ahmed Youssouf, du directeur général de la police nationale, Abdillahi Abdi Farah, de la représentante-résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Djibouti, Mme Valérie Cliff et surtout de Steve Thurlow, l’envoyé spécial de l’Office des Nations Unies de lutte contre la drogue et le crime (ONUDC).

À lire aussi : https://www.hch24.com/actualites/05/2014/djibouti-shocking-obama-deroule-le-tapis-rouge-au-noriega-de-lafrique-orientale-le-narco-dictateur-guelleh/

Chat échaudé craint l’eau froide, dit le proverbe. Après le retentissant coup de filet de l’ONUDC et de la DEA, le narco-dictateur Guelleh change de moyen d’acheminement : il décide dorénavant de convoyer la cocaïne à bord du Falcon 7X. Immatriculé sous le numéro « J2-HPV », l’appareil sert officiellement d’avion présentiel au locataire illégitime du Palais de l’Escale. Il convient de noter que le Falcon 7X a été acheté d’occasion, le 14 juillet 2016, à la compagnie aérienne portugaise « Netjets Europe ». Cette dernière l’a acquis le 13 décembre 2008 pour un prix soldé. En effet, « Netjets Europe » s’est procuré l’avion pour un montant de 19,35 millions de dollars à Dassault Aviation. Après huit ans d’exploitation, enregistré sous le numéro CS-DSC, la compagnie portugaise décide de s’en séparer le 2 janvier 2016. Six mois plus tard, elle le refourgue à la compagnie de Tommy Tayoro Nyckoss, « Ivory jet services », par l’intermédiaire d’Arnaud Poisson (PDG d’Antaris aviation »), pour moins de 15 millions de dollars. L’avion change de numéro d’immatriculation et porte désormais celui de « J2-HPV ». Lors de l’achat du Falcon 7X, le gendre prédateur de Haramous a escroqué aux contribuables djiboutiens plus de 25 millions d’euros, soit environ 5 milliards de nos francs (lire notre article sur l’effroyable arnaque de l’époux de Fatma-awo Ismael Omar).


Coke en stock dans le Falcon 7X « J2-HPV » : le narco-dictateur IOG fait transporter depuis quelques années de la cocaïne à bord de l’avion dit présidentiel, sous la bonne garde de son gendre Tommy Tayoro Nyckoss. Rempli à ras bord de la mortifère poudre blanche, l’appareil sillonne le monde entier. Entre le 2 août et le 21 août 2019, « Air cocaïne » a par exemple effectué plus de 87 heures de vol et a traversé à cinq reprises la Manche et l’Océan Atlantique et le 28 janvier 2019 l’avion décolle vers 23h40 GMT de Lagos (Nigeria) en direction d’Abidjan (Côte-d’Ivoire). Juridiquement, un avion présidentiel est considéré comme un territoire étranger et ne peut être fouillé. Cependant, l’immunité diplomatique peut être levée en cas de violation du droit international. A quand l’arrestation du trafiquant de drogue Ismail Omar Guelleh ?

IOG doit partirLe 23 juin 2020


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared