Djibouti/Trafics des cigarettes : des groupes rebelles et terroristes tiennent les trafics des cigarettes à Djibouti.

Djibouti/Trafics des cigarettes : des groupes rebelles et terroristes tiennent les trafics des cigarettes à Djibouti.

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Au milieu du mois d’avril 2021 deux officiers de la police nationale djiboutienne ont intercepté un commerçant oromo disposant une boutique dans la commune de Balbala à Djibouti-ville. Ces deux officiers enquêtaient depuis plusieurs mois sur un Traffic important des cigarettes qui provenaient de la Somaliland. Ce Traffic des cigarettes concernait surtout la marque Benson & Hedges dont le concessionnaire pour la corne de l’Afrique est monsieur Abdourahman Mohamed Mahamoud Boreh.

Depuis l’éclatement de la tension entre Ismaël Omar Guelleh et Abdourahman Mohamed Mahamoud Boreh en 2008, les cigarettes Benson & Hedges sont interdites officiellement à Djibouti. Pour distribuer ses cigarettes, Monsieur Abdourahman Boreh utilise le port de Berbera comme lieu d’entrée sur la corne d’Afrique et Hargeisa, la capitale de la Somaliland comme lieu de dépôt.

Bien qu’il est interdit officiellement à Djibouti par le régime de Guelleh, la cigarette Benson & Hedges est la plus consommée à Djibouti. On peut estimer la consommation de Benson & Hedges à 70 % du marché djiboutien.

Estimation de la consommation des cigarettes Benson & Hedges à Djibouti :

Désignation  
01Population de Djibouti950 000 
02Taux de prévalence par habitant de + de 15 ans68 % 
03Nombre des cigarettes par habitant476 
04Nombre des consommateurs djiboutiens estimés648 000 
05Nombre des paquets consommés à Djibouti15.442.630 
06Nombre des paquets Benson & Hedges vendus10.809.84170 %
07Vente annuelle Benson & Hedges à Djibouti4.323.936.400 FDJ 
08Vente annuelle Benson & Hedges à Djibouti en $25 434 920 $ 
09Perte des taxes de l’état djiboutien sur le Benson840.000.000 FDJ4 941 176 $

En fait, les deux officiers de la police nationale djiboutienne précités en constaté, suite à l’interpellation du commerçant oromo originaire de l’Éthiopie, que ce dernier stockait dans sa boutique des cigarettes Benson & Hedges de la contrebande provenant de la Somaliland et des armes destinées à l’Éthiopie. Quand ces officiers de la police djiboutienne ont transmis leur rapport au directeur général de la police, le trafiquant oromo n’a pas été poursuivi et moins encore son commerce n’a pas été fermé. Au contraire c’est les deux officiers de la police djiboutienne qui ont subi des pressions au niveau de la présidence de Djibouti.

Or, les jeunes chômeurs djiboutiens qui tentent de gagner de quoi vivre en se lançant dans la contrebande des cigarettes sont abattus comme des gibiers à la frontière entre Djibouti et la Somaliland par la police et la gendarmerie djiboutiennes.

Suite à ces évènements et bien d’autres qui ont des liens avec ceux-ci, nous avons cherché à comprendre la raison pour laquelle « ces nouveaux commerçants oromos sont les protégés de Guelleh ».

Des sources proches de la présidence de Djibouti nous ont informés que les rapports des renseignements généraux de la police et des rapports émanant du SRD de la gendarmerie faisaient état d’une augmentation vertigineuse de l’ouverture à Djibouti des petits commerces, tels que les boutiques et kiosques, appartenant à des oromos récemment arrivés à Djibouti.

D’après toujours les mêmes sources, ces commerçants oromos sont des membres ou affiliés à l’OLF (Oromo Liberation Front), la rébellion oromo de l’Éthiopie. Et ces dites commerçants oromos ramènent la contrebande en grande quantité des cigarettes Benson & Hedges à Djibouti sous la protection d’Ismaël Omar Guelleh et en retour les commerçants oromos achètent avec l’argent de la contrebande des cigarettes des armes à Guelleh.

Ainsi, Ismaël Omar Guelleh finance indirectement les organisations rebelles en Éthiopie.

La preuve, le jeudi 30 janvier 2020, le Liyu police de la région somalie de l’Éthiopie avait arrêté un pick-up bourré des armes des petits calibres. Les pistolets TT et leurs étuis étaient sortis du dépôt d’arme de la garde républicaine de Djibouti. Le commandant de la garde républicaine, le colonel Mohamed Djama Doualeh, avait fait des commandes d’armes en Europe de l’Est. En 2016, dix (10) conteneurs contenant ces pistolets TT, des étuis et d’autres armes sont arrivés à Djibouti (https://www.hch24.com/actualites/02/2020/djibouti-ethiopie-guelleh-accuse-indirectement-legypte-et-lerythree-detre-responsable-du-trafic-darmes-a-destination-de-lethiopie/).

Le 21 mai 2021, des heurts meurtriers ont lieu entre des oromos vivant dans le quartier Arhiba, à majorité habitée par la communauté Afar, et cette dernière communauté. Bien que ces oromos vivent à Djibouti dans la clandestinité, la police djiboutienne a interpellé que les citoyens afars. Les doyens afars du quartier d’Arhiba ont eu l’ordre de ne plus toucher les oromos « commerçants » autrement tous les jeunes citoyens afars d’Arhiba seront arrêtés et traduits devant la justice.

Hassan Cher

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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared