Djibouti/Somalie : Le port de Doraleh finance la déstabilisation régionale.

Djibouti/Somalie : Le port de Doraleh finance la déstabilisation régionale.

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Le port de Doraleh, le projet aux importantes conséquences économiques, a été lancé en 2003. Il se compose d’un terminal pétrolier et d’un port de transit et transbordement de conteneurs le plus grand d’Afrique.

Selon le régime djiboutien, il y a eu corruption par DP World via des versements illégaux à l’homme d’affaires Djiboutien, Abdourahman Boreh. Le gouvernement y a vu une raison de résilier le contrat de concession de 30 ans signé en 2008. Mais en septembre-octobre 2016, le tribunal arbitral commercial de Londres chargé du dossier a rejeté les demandes de la République de Djibouti, et lui a imposé de payer des frais à DP World à titre d’indemnité. Le 23 février 2018, le gouvernement Djiboutien prend le contrôle unilatéralement du port et expulse manu militari DP World.

Port de Doraleh sous la direction de DP World.

À l’époque dont DP World était en charge de la gestion du port de Doraleh, les Djiboutiens étaient majoritaires à la direction du port. Il y avait moins des détournements des biens publics et les informations circulaient facilement.

Avec un trafic en hausse du jour au lendemain, le port de Doraleh de Djibouti réalise un taux de croissance rare dans la galaxie portuaire mondiale. C’est le fait de ne pas pouvoir facilement accéder à la manne d’argent générait par le port de Doraleh qui avait poussé Ismael Omar Guelleh a chassé DP World de Djibouti.

Après DP World

Après le départ de DP World, Ismael Omar Guelleh a ordonné à Aboubaker Omar HADI, Président, Great Horn Investment Holding SAS, holding créée pour coiffer tous les ports et axes routiers du pays, de licencier un par un les cadres djiboutiens de port de Doraleh. Tous ont été remplacés par des cadres étrangers.

Ces cadres étrangers, dont certains ont été impliqués dans des activités sales, sont mieux payés que les Djiboutiens et préfèrent garder le silence sur les abus flagrants des biens publics.

Les détournements de la recette du port de Doraleh et le financement de la déstabilisation de la Somalie.

Par des passe-passe bien orchestrés, des centaines des millions de dollars disparaissaient dans des sociétés-écrans. Une partie de ces fortunes détournées finissent aujourd’hui en Somalie pour financer sa déstabilisation. Les militaires et policiers somaliens qui se sont opposés au président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmajo, aux mois d’avril et mai 2021 reçoivent leurs salaires via ces sociétés-écrans du port de Doraleh.

DésignationEn million de Franc DjiboutiEn million de Dollars US
1RECETTE JOURNALIÈRE400.000.0002.360.000
2RECETTE ANNUELLE146.000.000.000860.000.000
3AUTRE RECETTE ANNUELLE51.000.000.000300.000.000
4Nbr Employés de la SGTD : 750
5Nbr Employés de la DLS : 1300
6EMPLOYÉS GLOBAL : 2050
7CHARGE SALARIALE MENSUELLE400.000.0002.360.000
8CHARGE SALARIALE ANNUELLE4.800.000.00028.240.000

Pourquoi Ismael Omar Guelleh veut-il la chute de Farmajo ?

Le président de la République de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, est l’actionnaire principal s’il n’est pas le propriétaire des multiples sociétés en Somalie, telles que Hormuud — Salaam African Bank — Al-Barakad — etc.

Ainsi, le fait que Mohamed Abdillahi Mohamed dit Farmajo n’est pas un président tenté par la corruption, dérange beaucoup les activités obscures de la mafia djibouto-somalienne dont Ismael Omar Guelleh est le parrain.

D’ailleurs, Abdirahman Abdishakur Warsame, président du parti somalien Wadajir, avait dit dans une interview : « Président Farmajo n’est pas arrivée au pouvoir pour s’enrichir comme d’autres… ».

Vu que Farmajo est devenu un obstacle aux business d’Ismael Omar Guelleh en Somalie, ce dernier s’est juré de le chasser du pouvoir jusqu’au point de former une rébellion armée à partir des militaires déserteurs du mois passé.

Les liens profonds entre Guelleh et Jim’ale.

Le 17 février 2012, monsieur Ali Ahmed Nur Jim’ale est ajouté à la liste des personnes et entités soumises à l’interdiction de voyager, au gel des avoirs et à l’embargo ciblé sur les armes imposées par les paragraphes 1, 3 et 7 de la résolution 1844 (2008) concernant la Somalie adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. (Voir communiqué de presse SC/10 545).

Ismael Omar Guelleh a remué ciel et terre pour faire sortir son ami Ali Ahmed Nur Jim’ale de cette liste de l’ONU.

Le 11 mars 2014, le Comité du Conseil de sécurité, conformément aux résolutions 751 (1992) et 1907 (2009) concernant la Somalie et l’Érythrée, a approuvé le retrait Ali Ahmed Nur Jim’ale de la Liste des personnes et entités soumises à l’interdiction de voyager, au gel des avoirs et embargo sur les armes imposées par les paragraphes 1, 3 et 7 de la résolution 1844 (2008).

Ismael Omar Guelleh a installé Ali Ahmed Nur Jim’ale dans une villa hub situé à deux pas de la villa présidentielle d’Haramous et il lui a accordé un pouvoir très important à Djibouti. Jim’ale est plus puissant que le ministre des Finances de Djibouti. Il peut octroyer la nationalité djiboutienne à des Somaliens par coup de fil.

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared