Chine/Djibouti/USA : l’extension militaire de la Chine, les dictatures et les alliés militaires naissants.

Chine/Djibouti/USA : l’extension militaire de la Chine, les dictatures et les alliés militaires naissants.

Ad

L’extension militaire de la Chine.

Pékin cherche d’autres opportunités de base en Afrique, a déclaré le général Stephen Townsend, commandant du Commandement américain pour l’Afrique, devant le Comité des services des armées de la Chambre des représentants des États-Unis le 20 d’avril 2021. La Chine ajoute un quai pour les navires d’attaques à sa base de Djibouti, étendant ainsi sa capacité d’action dans l’océan Indien. La Chine a achevé une jetée suffisamment grande pour accueillir un porte-avions dans une base navale de Djibouti, nation de l’Afrique de l’Est, ce qui pourrait permettre à la marine de Pékin de projeter de mener des actions en dehors des zones d’exploitation traditionnelles des mers de l’est et du sud de la Chine.

L’installation, la première et la seule base militaire chinoise à l’étranger se trouvent à proximité du détroit stratégiquement important de Bab el-Mandeb reliant l’océan Indien et la mer Rouge. La base a été construite en 2017 en tant qu’« installation de soutien » navale qui, selon Pékin, serait utilisée comme soutien logistique pour les opérations anti-piraterie au large des côtes somaliennes et pour répondre aux accidents en mer. « Ils viennent d’agrandir cela en ajoutant une jetée importante qui pourra même soutenir leurs porte-avions à l’avenir », a déclaré le général Stephen Townsend, commandant du Commandement américain pour l’Afrique. « Partout sur le continent, ils recherchent d’autres opportunités de base », a-t-il ajouté.

L’expansion de la base de Djibouti intervient à un moment où les États-Unis, le Japon et leurs partenaires font pression pour un « Indo-Pacifique libre et ouvert », et souligne que l’océan Indien est en train de devenir le point focal de la grande démonstration de puissance entre Washington et Pékin. L’installation serait désormais également capable de gérer le nouveau navire d’assaut amphibie qui est positionné au cœur des capacités de guerre terrestre de la Chine.

Ces groupes de transporteurs militaires pourraient être impliqués dans la défense des voies maritimes liées à des projets d’infrastructure sous l’égide de l’initiative Belt and Road ou la Route de Soie.

Les installations portuaires en construction avec le soutien de la Chine à proximité des principales voies maritimes, dans des pays comme Djibouti, le Sri Lanka, le Pakistan et la Birmanie, ont provoqué un malaise. « Ils pourraient être utilisés à l’avenir à des fins militaires, comme pôles d’approvisionnement. L’affirmation maritime croissante de la Chine la met de plus en plus en contradiction avec l’Australie, les États-Unis, l’Europe, l’Inde et le Japon.

Le groupe de sécurité Quad — États-Unis, Japon, Inde et Australie — a organisé un exercice conjoint ce mois-ci dans le golfe du Bengale, dirigé par la France, qui possède également des installations militaires à Djibouti.

Les dictatures et les alliés militaires naissants de Pékin.

Le soir du 25 avril 2019, l’Association du Peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger et l’Ambassade de Djibouti en Chine ont organisé conjointement une réception à l’occasion du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et Djibouti et du 42e anniversaire de l’indépendance de Djibouti.

Au cours de cette soirée, les responsables politiques djiboutiens (l’ambassade de Djibouti en Chine, les conseillers président Ismaël Omar Guelleh, etc.) font la projection d’un film sur le mur qui retrace les différents projets chinois réalisés à Djibouti. À la fin de la projection, des flèches sortent de la carte chinoise et s’éparpillent sur la planète comme une araignée qui plante ses pattes sur la carte du monde. Une flèche se dirige sur la carte des États-Unis d’Amérique et au même il y a le visage du président Donald Trump qui apparait dans la carte des USA et la flèche fait exploser la tête du président Donald Trump et Washington.

Et à Djibouti, Ismaël Omar Guelleh commence à nettoyer longtemps de la sphère de l’état tous les cadres ou officiers de l’armée formés en Occident.

L’un de plus important officier qui est sous le viseur d’Ismaël Omar Guelleh est Hassan Saïd Khaireh, le directeur général du Service de la documentation et de la sécurité (SDS). Depuis février 2021, quand le directeur de la sécurité a été évacué aux États-Unis à bord d’un jet privé sous la charge de Washington, Ismaël Omar Guelleh et son équipe cherchent par tout le moyen d’écarter Hassan Saïd de son poste.

Le directeur de la police nationale, le colonel Abdillahi Abdi, a eu l’ordre de contrôler les voitures personnelles de Hassan Saïd et ses correspondances officielles ou même confidentielles sont fouillées ou disparaissent complètement parfois.

Selon des sources proches de la première dame de Djibouti, c’est Abdallah Abdillahi Miguil, l’ambassadeur de Djibouti à Pékin, que Guelleh placé à la tête du Service de la documentation et de la sécurité (SDS). Toujours, ces même laissent entendre que ce dernier a suivi des formations sur la sécurité auprès des institutions du renseignement de la Chine.

Ces événements démontrent que la Chine est en train de se bâtir en douce des alliés économiques, politiques et militaires surtout. Une sorte du bloc de l’Est de l’Europe dans l’Océan indien.

Hassan Cher


 Share
Ad
Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared