Somalie : Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi dit Farmaajo en fuite comme son oncle Siad Barre.

Somalie : Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi dit Farmaajo en fuite comme son oncle Siad Barre.

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Depuis quelques semaines, la tension entre la présidence de la Somalie et le Parlement fédéral de la Somalie était arrivée un stade critique suite à la révélation du détournement de 43 millions dans le budget nationale 2017/2018 et le budget de la région Banaadir dont la capitale y est située (soit 10 % du budget national).

Le président de la République, Mohamed Abdullahi dit Farmaajo et son premier ministre, Hassan Ali Khayre, ont tenté, avec le concours du vice-président du parlement fédéral somalien de destituer le 26 novembre 2018 la commission parlementaire somalienne des finances et du budget par la publication d’un communiqué. Le président du parlement somalien absent au moment de la destitution de la commission déclare la décision anticonstitutionnelle et d’ingérence grave de la présidence du pays dans le fonctionnement et l’existence du parlement du peuple somalien. Le samedi 8 décembre 2018, le président du parlement somalien rétablit dans leurs droits les membres de la commission parlementaire somalienne des finances et du budget.

Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo décide d’empêcher, par l’usage de la force, le président de l’assemblée fédéral de la Somalie, Mohamed Mursal Sheikh Abdirahman, à se rendre au parlement et l’assigne même à sa résidence par force.
Les parlementaires somaliens exaspérés des violations répétés et graves de la constitution fédérale somalienne par l’exécutif introduisent une motion de destitution du président de la République devant le Parlement, le dimanche 09 décembre 2018. Le nombre des signataires de cette motion sont actuellement au nombre de 92 députés fédéraux.
L’exécutif tente, encore une fois, de bloquer le vote de la motion de destitution du président de la Somalie.

Ce matin, le mardi 11 décembre 2018 vers 5 h à l’heure de Mogadiscio, les parlementaires accompagnés par l’armée nationale prennent la présidence de l’état fédéral de la Somalie, Villa-Somalia. Quant au président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo, en fuite se cache depuis ce matin au ministère de la Défense sous la protection des officiers de l’armée claniquement proche à son premier ministre. Si la situation s’aggrave, les proches de Farmaajo ont laissé entendre qui peut s’exiler vers Addis-Abeba.

D’ailleurs, les commerçants et les sages de la région Banaadir ont annoncé ce matin qu’ils ne payeront plus de taxe et impôt au gouvernement de Farmaajo si c’est pour les détourner pour l’enrichissement de certaines personnalités et des jeunes qui défendent le pouvoir de Farmaajo sur Facebook, ce qu’on appelle à Mogadiscio la milice Facebook de Farmaajo.
De son côté, le président a provisoire reporté sa conférence de presse sur demande de l’IGAD et des états amis à la Somalie qui comptent tenter une médiation entre l’Assemblée nationale et l’exécutif du pays (le président Farmaajo).

Mais les parlementaires signataires de la motion de destitution du président de la Somalie ont tenu cet après-midi vers 13h heure de Mogadiscio une mini-conférence de presse en forme d’ultimatum à Farmaajo dont ils nous recommandent d’arrêter son ingérence dans les affaires du parlement. Deux parlementaires disent clairement dans une vidéo de la mini-conférence de presse que si la loi ne s’applique par la voie pacifique et pourra s’appliquer par les armes et ils rajoutent : « Et comme il le sait – Farmaajo – son oncle a été chassé du pouvoir par les armes.

Quels sont les points essentiels de la motion de destitution du président de la Somalie ?

1 – la livraison de Qalbi-dhagax au régime du TPLF (Éthiopie), 2 – la signature des accords secrètes mettant en danger l’existence de la Somalie (un port militaire pour la marine éthiopienne), 3 Changement unilatérale du code de discipline de l’armée, 3 Violations répétées et graves de la constitution somalienne, 4 – détournement des deniers publics, etc.

Que dit la constitution somalienne sur la destitution du président de l’état ?

L’article 92 de la constitution somalienne :
Alinéa 1 – les parlementaires peuvent présenter à l’Assemblée nationale une motion de destitution du président de l’état sous les accusations suivantes : violations graves et répétées de la constitution nationale et des lois fondamentaux du pays, atteinte à la sûreté de l’état, mise en danger de l’existence de la Somalie, etc.

Alinéa 2 – la motion de censure doit être signé par 1/3 du parlement avant d’y débattre.
Alinéa 3 – pour destituer le président de la République, c’est le 2/3 de deux chambres du parlement qui doivent voter favorablement la motion de destitution.
Alinéa 4 – si les deux parlements votent la destitution du président de la République, c’est le porte-parole de l’Assemblée nationale qui assure la présidence du pays pendant 30 jours, le temps d’organiser une nouvelle élection présidentielle.

Si le président de la Somalie n’accepte pas de se conformer ou de respecter la constitution somalienne, le pays risque de plonger dans une crise profonde qui pourra le conduire à nouveau dans une guerre civile.

À suivre…

HassanCher

l’assemblée somalien en live: https://www.facebook.com/AhmedMoFiqi/videos/10156704985047319/ – 


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared