Djibouti : comment le colonel Mohamed Djama Doualeh a assassiné de sang-froid 18 jeunes Djiboutiens afars à Derta.

Plusieurs témoins exilés en Occident aujourd’hui et dont les plus part sont des anciens militaires ou policiers ont relaté sur le colonel Mohamed Djama Doualeh, le commandant de la garde républicaine, des histoires qui glace le sang et qui démontre la cruauté de ce colonel né à Garba-Dadar, en Somaliland.

L’une de plus surprenante politique d’extermination des afars du Nord par l’appareil de Gouled/Guelleh a été très active pendant la période de la guerre civile du Nord du pays.

Le 16e jour du mois de Ramadan 1414 Hijri qui équivaut au 27 février 1994, la radio de communication de la police sonne environ à 20 h 30 juste après la prière d’Ishaï et c’est le sous-lieutenant de la police dénommé Mohamed Djama Doualeh, en remplacement de Said Absieh, qui décroche.

Au bout du fil, c’est le général de la police, Feu Yacin Yabeh Galab, qui dit à Mohamed Djama : « Le chef de la sécurité nationale, Ismaël Omar Guelleh, veut que les 18 jeunes soient abattus d’une balle dans la tête et de ce soir. »
Mohamed Djama Doualeh, comme s’il avait gagné le gros lot serre les deux poings et lève en haut en signe de joie. Il fait un tour de jogging pour échauffer son corps parce qu’il va faire couler du sang humain.

Il amène avec lui un de ces cousins venu comme lui de Gerissa, ils attachent les 18 jeunes djiboutiens afars l’un après l’autre à une longue corde comme des bétails et les ramène un plus loin du camp militaire. Avec des rafales des Kalachnikovs, les deux bergers de Gerissa massacrent les 18 jeunes et le matin arrive la troupe pour couvrir du sable les corps des victimes.

Les 18 jeunes djiboutiens afars massacrés étaient tous originaires des différents quartiers de la capitale du pays et ils étaient arrêtés suite à un accrochage entre le FRUD armé et des éléments des forces armes djiboutiennes à Derta, une localité située à proximité de Ribta.

Ce massacre est un crime de guerre dont plusieurs témoins vivant actuellement en occident peuvent témoigner afin que Guelleh et son cousin Mohamed Djama Doualeh puissent être poursuivis devant des tribunaux internationaux.

Hassan Cher


 Share

Share this post:

Recent Posts

Comments are closed.

%d blogueurs aiment cette page :