Djibouti : Une milice Mamasan suréquipée au cœur de l’armée nationale djiboutienne

La spécialité des troupes de char et blindés consiste à remplir des missions de reconnaissance, d’appui, de nettoyage de poches de résistance, de fixation ou cassure d’un front, d’infiltration/exfiltration et des combats urbains ou d’investigation à bord de blindés légers de combat modernes ou à bord de chars. Ils participent également à l’élimination des chars ennemis en utilisant des missiles sol-sol moyenne ou longue portée. Qui soient pilote, tireur ou combattant débarqué, leur mission est primordiale pour la sécurité des autres troupes de l’armée.

Ils opèrent en tête des formations aussi bien sur un terrain découvert qu’en milieu urbain afin de faciliter le passage des troupes de combat.

À Djibouti le troupe de char et blindés sont dans deux corps différents de l’armée, la garde républicaine dispose son troupe blindé et l’armée nationale a le sien.

Celui de l’armée nationale qui a sa base à Djibouti, dans le camp Cheikh Osman – CCO, est composé d’un peloton de 90 à 120 militaires (deux sections avec une section de 26 à 55 individus). Ce peloton de l’armée tient en main la totalité des chars et des blindées de l’armée nationale (chars lourds et VBL).

Ce qui est surprenant dans ce peloton, il est la seule unité composée d’un seul clan dont certains sont originaires du Nord de la Somaliland et ont été naturalisé il y a moins de 15 ans.

La question que se posent autant des militaires et des citoyens est : Un peloton constitué du clan Mamasan/Issa peut-il être une unité de l’armée ou une milice clanique ?

Officiellement ce peloton est dirigé par le commandant Dahir Abadid, un Ourweyne/Issa, qui serve d’image trompeuse pour le public, mais c’est le jeune lieutenant Hassan Doualeh, un Mamasan/Issa, rattaché directement au général Zakaria Sheikh Ibrahim qui commande le peloton des blindés et il est secondé par un autre jeune Mamasan/Issa, Mohamed Ismail dit Dhago. Les trois mécaniciens seulement qui sont  claniquement différents du reste du peloton (un Isaaq, un Gadaboursis et un Madhiban).

Bien qu’il fasse partie de l’armée nationale, le peloton blindé Mamasan réalise ses manœuvres avec la garde républicaine dirigé par Mohamed Djama, neveu de Guelleh.

Depuis le coup de colère armé du général de division de la police, Yacin Yabeh Galab, le jeudi 7 décembre 2000, ce peloton s’est fut vidé de ses éléments en majorité composés des clans Walaldon/Issa, Saad-Moussa/Issa et Yonis-Moussa/Issa.

Petit à petit, ce peloton essentiel dans l’armée, perd son substance et devient se transforme à une milice œuvrant à la pérennité du régime clanico-mafieux de Djibouti. Le peloton avait directement participé au massacre de Buldhuqo le 21 décembre 2015 et fut l’unité qui avait occasionné le plus de mort avec les mitrailleuses lourdes de deux chars précédés d’un bulldozer.

Le musèlement et la destruction de l’armée nationale ne se limite pas au seul cas de ce peloton des blindés mais commence à se généraliser à un rythme effréné depuis 5 à 7 ans.

Comme Guelleh prépare à sa succession pour son fils Aïnache, le général Zakaria Sheikh prépare de son côté son fils Ibrahim Zakaria. Le jeune Ibrahim Zakaria est arrivé, en moins de 7 ans, au grade de commandant. Placé chef du bureau international de l’armée, il suit de près tous les échanges extérieurs et achats de l’armée. Il suit aussi le budget et dépense de l’armée en utilisant les compétences des militaires plus anciens et mieux formés mais bloqués un niveau des galons.

Mieux encore, le jeune commandant Ibrahim Zakaria et ses proches amis broutes le khat, drogue régional, le soir dans les locaux du bureau internationale de l’armée national situé à l’état-major et des parties d’orgies sont organisés au point qu’on parle actuellement des femmes enceintés par le jeune commandant à papa.

Hassan Cher

Info importante : Veuillez nous transmettre les noms complets, grades et si possible les photos de ce peloton de blindé Mamasan afin de joindre dans les dossiers de plaintes et archiver aussi pour demain. Email : udddes@yahoo.fr ou autre moyen de communication.


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