Éthiopie : L’État régional du Tigré s’oppose aux mesures de répression prises par le gouvernement fédéral contre des tigréens membres du TPLF.

Suite à un communiqué de presse accordé à des médias locaux, le président  du régional de Tigré considère que les mesures liées à la répression des anciennes autorités corrompues sont motivées par des considérations politiques plutôt que par la recherche de l’état de droit.

Debretsion Gebremichael, président de l’État régional du Tigré et dirigeant du Front de libération du peuple tigré (TPLF), s’est déclaré opposé aux mesures prises à l’encontre d’anciens hauts responsables arrêtés en raison de corruption et de violations flagrantes des droits de l’homme.

Il a ensuite expliqué son point de vue en déclarant qu ‘«il y a eu plusieurs tentatives répétées pour faire pression sur les habitants du Tigré. Cela se passe maintenant d’une manière différente. » Le but est, a-t-il poursuivi, « de faire en sorte que le Tigré s’agenouille ».

Bien qu’il ait précisé que l’État régional du Tigré n’accepte pas la manière dont le gouvernement fédéral lutte contre la corruption et les violations des droits de l’homme, il est difficile de savoir la s’il y aura une réponse directe de la part des tigréens.
Debretison allègue également qu’il y a une main étrangère dans le processus, mais il n’a pas nommé de noms.

Les activistes de la région du Tigré et certains politiciens comme Getachew Reda semblent penser que l’Érythrée est impliquée dans le processus.

L’opposition de Debretsion à l’administration réformiste du Premier ministre Abiy Ahmed intervient à peine une semaine après son soutien applaudit par beaucoup des politiciens. Il  est palpable que Debretsion fait l’objet de pressions croissantes de la part d’éléments ethno-nationalistes radicaux au sein du TPLF.

Selon une rumeur qui circulerait sur les médias sociaux, l’ancien chef d’espionnage, Getachew Assefa, qui serait la personne la plus recherchée, a averti les dirigeants régionaux de Tigré qu’il révélerait tous leurs secrets de crime s’ils le livraient au gouvernement fédéral.

La semaine dernière, les forces de sécurité de l’État régional du Tigré auraient capturé le brigadier général Kinfe Dagnaw à Humera, une ville frontalière entre le Soudan et l’Éthiopie, alors qu’il tentait de fuir le pays.

Hassan Cher


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