Djibouti / Iran : « Le président Djiboutien doit cesser d’agir sur les ordres des autres »: dit Téhéran.

iran-arabie-saoudite Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté les affirmations infondées du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, selon lesquelles la République islamique s’ingérerait dans les affaires des pays de la région, l’exhortant à cesser de mettre en œuvre les commandements des autres.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a exhorté vendredi 25 novembre 2016 les responsables de Djibouti à éviter de « formuler des remarques fondamentalement contradictoires avec les réalités existantes » et de s’en remettre à leur sagesse, de s’en remettre à des sources impartiales et d’éviter l’endoctrinement des agitateurs de la région. »

Il a ajouté que le président de Djibouti devrait mieux arrêter de reprendre des propos faux et sans fondement faits par d’autres et revoir ses déclarations unilatérales par le réalisme et une véritable préoccupation pour la stabilité et les intérêts des populations régionales.

M. Qassemi a souligné que les positions de Guelleh «ne contribueront jamais à promouvoir la paix et la sécurité régionale et à résoudre en particulier les crises syriennes, yéménites et bahreïnites».

Le porte-parole iranien a exhorté Guelleh à « étudier plus précisément l’histoire et la civilisation du monde, en particulier de la région avant de vouloir jouer la cour des grands ».

Le président Djibouti a affirmé mercredi que l’Iran intervient dans les affaires de nombreux pays arabes, y compris le Yémen, le Bahreïn, la Syrie et l’Irak, incitant à des conflits sectaires mettant en jeu la paix et la stabilité dans ces pays.

Il a également déclaré que les Arabes ont le droit de combattre ce prétendu rôle destructeur joué par l’Iran dans la région en utilisant divers moyens disponibles et possibles.

Le ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mahamoud Ali Youssouf, a déclaré le 6 janvier 2016 que le pays africain avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, en suivant les traces de l’Arabie saoudite.

Riyad a interrompu ses relations diplomatiques avec l’Iran le 3 janvier, à la suite de manifestations devant l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran et son consulat dans la ville de Mashhad, au nord-est, par des manifestants en colère qui ont massacré la famille Al Saud pour le meurtre du grand cheikh Nimr al -Nimr.

Hassan Cher


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