Djibouti / France : Djama Ali Guelleh a monté une entreprise d’arnaque bien rodée pour escroquer les forces françaises stationnées à Djibouti.

FFDJ-EDD - DjiboutiEn 2011 l’agent comptable du service de l’Electricité De Djibouti –EDD, Fatah Omar Farah, Agent Comptable, avait tenté de bloquer une demande de remboursement du trop perçu provenant du bureau de l’énergie des forces françaises stationnées à Djibouti.
Monsieur Djama Ali Guelleh, directeur de l’EDD depuis 1986 et cousin germain de 1er degrés d’Ismaël Omar Guelleh, a ordonné au comptable le payement par cheque du montant trop perçu aux demandeurs dont il a pu personnellement parler avec leur chef des forces françaises stationnées à Djibouti.
Le comptable s’exécute à la lettre et fait chaque trimestre un chèque de remboursement du trop-perçu libellé au nom de GSBDD qui est une société écran  utilisant le même nom que le  groupement de soutien de  base de défense de Djibouti qui est un organisme interarmées relevant du chef d’état-major des armées français. La société écran, GSBDD, a son compte à la banque yéménite CAC international Bank (Coopérative & Agricultural Crédit Bank créée en 1982 à la suite de la fusion de la banque Coopérative de crédit agricole créée en 1975 et de la Banque de coopération nationale pour le développement crééen 1979. Cette banque yéménite a créé ses filiales internationales et s’est installée à Djibouti, Bossaso – Puntland, Dubaï, etc…

Cette banque a une importante filiale à Sa’dah, l’un de fief principal des Houthis mais aussi la ville de naissance de Fares Mohammed Hassan Mana’a, un négociant d’arme mentionné dans la liste rouge de l’ONU.

Comment s’organisait l’arnaque ?

Monsieur Mohamed Idriss Abdi, du personnel civil recruté local par FFDJ, est le coordinateur du bureau énergie des installations des forces françaises stationnées à Djibouti qui a la charge de gérer les relevés des compteurs électrique des consommations de la FFDJ. Mohamed Idriss Abdi gonflait les relevés des compteurs électrique et le du chef de service des gros clients de l’EDD, un certain Noël, un citoyen français marié à la fille du général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major général des forces armées djiboutiennes et cousin germain d’Ismaël Omar Guelleh, établissait les factures falsifiées pour justifier l’escroquerie.

Une idée de la somme détournée.

Le 11 avril 2016 un chèque d’un montant de 38.993.270 fdj (190.658 euro) justifié comme remboursement d’un trop-perçu a été délivré à la société écran et clone du vrai GSBDD. Un autre chèque de 15.000.000 fdj (73.344 euro) a été libellé au nom de GSBDD en septembre 2018. Ce qui fait une arnaque de 15 à 40 millions fdj par trimestre. L’enquête n’ayant pas encore fini mais l’estimation de l’argent manquant au bureau de la paierie de la France à Djibouti est environ entre 260.000.000 fdj à 700.000.000fdj (1.173.276 à 3.415.800 euros) et tous les derniers chèques ont été retiré à la CAC International Bank dont la société clone et écran, GSBDD, dispose un compte bancaire ouvert avec des faux documents du chambre de commerce de Djibouti et une fausse déclaration qui n’existe pas dans le registre de commerce.
Le 4 octobre 2018 à 8H30 heure de Djibouti, une femme et un monsieur du service de la comptabilité de l’EDD ont été convoqué et auditionné par la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense – DRSD.  Et vers 10h c’est monsieur Fatah Omar Farah, l’agent Comptable de l’EDD, que la DRSD auditionne.

Qui sont les bénéficiaires des millions tirés de l’arnaque du FFDJ ?

En réalité  une tromperie de cette ampleur et qui rapporte des millions attirera autant des rapaces que ça soit du côté de l’EDD de Djibouti ou de la FFDJ mais le plus surprenant, comme s’ils avaient dans le sang le vol, les enfants du directeur général de l’EDD, Djama Ali Guelleh, font partie des bénéficiaires.

En signe de reconnaissance au directeur général de l’EDD qui a facilité cet arnaque de plusieurs millions, Mohamed Idriss Abdi racheté à la fille de Djama Ali Guelleh une 4×4 Kia Sorento d’occasion de 2016 immatriculée 163D68 au double de son prix à neuf, soit 8.000.000 fdj (40.000 euro).

La fuite de Mohamed Idriss Abdi le 7 Octobre 2018.

Mohamed Idriss Abdi, un jeune djiboutien de formation frigoriste a été placé au poste de coordinateur du bureau énergie des installations des forces françaises stationnées à Djibouti par le colonel Warin en séjour à Djibouti en 2004.

Cette promotion a permis à Mohamed Idriss Abdi de faire la connaissance de Djama Ali Guelleh, directeur général de l’EDD, suite à des réunions entre le service financier du FFDJ et de l’EDD de Djibouti sur des contentieux portant le payement des consommations d’électricité des pistes d’atterrissage et de la tour de contrôle de l’aéroport. Dans les accords Franco-Djiboutien de 1977 figuraient un paragraphe dans lequel Paris s’engageait à payer les factures d’électricité de certains points stratégiques de Djibouti le temps que le pays arrive à trouver un équilibre budgétaire d’autofinancement.

Etrangement les FFDJ ont constaté il y a 14 ans que l’EDD percevait des doubles payements pour la même consommation ou facture. En effet, l’EDD facturait la consommation des pistes d’atterrissage et la tour de contrôle de l’aéroport de Djibouti à la fois ce dernier et les FFDJ.

Au cours de ces contacts Mohamed Idriss est tombé dans les tentacules de la mafia djiboutienne et Djama Ali Guelleh lui recommande de collaborer.

Et aujourd’hui c’est ce même Djama Ali Guelleh qui lui ordonne de s’enfuir et comme la première fois Mohamed Idriss Abdi s’exécute et quitte Djibouti le 7 octobre 2018 pour sauver la tête des hauts responsables impliqués dans l’arnaque que ça soit du côté de l’état Djiboutien ou des FFDJ.

Mohamed Idriss Abdi est passé du poste frontalier de Galilée au volant d’un Landcruiser Hardtop diesel à l’immatricule 330D70. Dans sa fuite Mohamed était accompagné de son ami du quartier, Salem Kamal, à qui il avait offert une voiture de 3 millions de fdj suite à différents missions réalisés auprès de CAC international Bank.

La voiture Landcruiser Hardtop commandé pour la fille de Djama Ali Guelleh auprès d’un concessionnaire d’origine soudanais tenant son commerce au zonefree de Djibouti était revendue à Mohamed Idriss qui a directement remboursé le prix de la voiture à Djama Ali Guelleh. La fille du directeur de l’EDD n’a pas voulu utiliser le Landcruiser spécialement commandé parce qu’une des options demandées manquait à la voiture de sa livraison.

Les boucs émissaires de Djama Ali Guelleh.

D’après les rumeurs que font circuler les cousins de Djama Ali Guelleh à l’EDD, le directeur de l’EDD n’a rien à voir cette affaire, les responsables de l’arnaque sont :

–       Le jeune Mohamed Idriss Abdi que la police politique a chassé de Djibouti ;

–       Et le colonel Jean Philippe Delprat directeur du commissariat des FFDJ qui est le Directeur financier et l’ordonnateur du budget du force français stationner à Djibouti. Le colonel Jean Philippe Delprat a été félicité par le colonel de la garde présidentielle, Mohamed Djama Doualeh, cousin de 1er degré de Djama Ali Guelleh.

En conclusion.

L’ampleur de cette affaire a révélé à la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense – DRSD que la sécurité des installations avait des failles que des puissances étrangères pourraient facilement utiliser afin de réaliser de l’espionnage militaire sur les forces françaises stationnées à Djibouti.

Hassan Cher


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