Djibouti / Éthiopie: Guelleh veut saboter l’ONLF pour pouvoir gagner l’intérêt d’Abiy Ahmed.

L’OLF (Front de libération Oromo) avait les mêmes objectifs de l’ONLF, la sécession de leur région de  l’Éthiopie mais depuis l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed Ali, l’actuel premier ministre de l’Éthiopie, les objectifs de leaders oromo de l’opposition semblent converger vers ceux issus de l’ERPDF (tels Abiy, Megersa, Workneh, etc…). Vu qu’aujourd’hui tous les grands postes politiques, militaires et sécuritaires du pays sont dans la main des oromo, ces derniers ont décidé de mettre au terroir, pour l’instant, leur projet de sécession et comptent en profiter au maximum de l’économie Éthiopie, comme les tigrées, pour développer et enrichir la région Oromo.

Pour réussir dans leur projet les leaders oromo issus de l’ERPDF doivent trouver une solution pour convaincre ou casser les projets de sécessions de Tigré et de l’ONLF de la région somalie.

Ismaël Omar Guelleh ayant compris les problèmes politiques des leaders oromo, il tente de se glisser dans cette faille afin de conquérir l’esprit des dirigeants oromo et particulièrement d’Abiy Ahmed. Guelleh habitué, comme un rat, d’évoluer sous la protection d’une force extérieur pour mener à bien ses trafics illicites, blanchiments d’argent et sa politique des répressions du peuple djiboutien pense avoir trouver auprès d’OPDO (organisation démocratique du peuple oromo), le remplaçant du TPLF, une nouvelle couverture.

En tournant cent à l’heure ses petits neurones de mafieux, Guelleh tente d’amadouer Abiy Ahmed et Lemma Megersa avec une immense manifestation d’oromo établis à Djibouti, pour certains depuis de nombreuses années. La grande majorité d’entre eux seraient en infractions avec la législation sur le séjour, mais vu que c’est le RPP et la police politique de Guelleh qui organisent leur manifester du 6 juillet 2018 pour exprimer leur soutien aux réformes engagées en Éthiopie par les dirigeants oromo du pays, ils n’ont pas de problème avec la police djiboutienne. Sans oublier qu’Abiy Ahmed était à Djibouti la veille de cet élan populaire de la communauté oromo en sa faveur. Il avait participé à l’inauguration de la maquette de la plus grande zone franche du continent, en compagnie de trois autres chefs d’États de la Corne – ceux de Somalie, du Soudan et du Rwanda. Le président de la commission de l’Union africaine avait aussi fait le déplacement.

La première n’ayant pas donné les résultats que Guelleh escomptait, il a commencé à chercher d’autres moyens de tourner vers lui le regard d’Abiy Ahmed. Guelleh fait le va et vient entre Djibouti et Addis-Abeba dès le mois de juillet au mois de septembre 2018.

Le dernier projet de conquête des leaders oromo passe par l’ONLF. Le 4 septembre 2018 l’ambassade de Djibouti à Addis-Abeba a reçu l’ordre d’inviter dans les locaux de la représentation djiboutienne et de faire des photos de souvenir avec l’ONLF. Tout le monde prend pour se rapproche avec l’ONLF comme une geste d’excuse de Guelleh auprès de l’ONLF.

En réalité Guelleh qui a même proposé à l’ONLF des bureaux de travail à Djibouti n’a que des objectifs abscons derrière la tête. Il désire que sa police politique s’infiltre dans l’ONLF et la démonter pour saper le premier point de l’accord d’Asmara entre Addis-Abeba et l’organisation. Que la sécession de la région somalie de l’Éthiopie tombe à l’eau est une double victoire pour le régime mafieux de Guelleh. Premièrement il pense tourner vers lui l’intérêt des leaders oromo s’il réussit à saboter l’ONLF et deuxièmes il pourra avorter une autre force politique Issa indépendante des ingérences de Guelleh qui naitrait à la porte de Djibouti.

Le peuple somalie qu’il soit de Djibouti, de l’Éthiopie ou de la Somalie, commence à comprendre que Guelleh est une menace pour eux et pour la Corne. La preuve des médias somaliens d’habitude silencieux sur l’actualité de Djibouti commencent à parler du trafic du régime mafieux de Guelleh.

Hassan Cher


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