Éthiopie : massacre de plus de 400 oromo au cours d’une fête religieuse à deux pas d’Addis-Abeba le 02 octobre 2016

Massacres de l'armée éthiopienneLes décès de plus de 500 personnes, le dimanche 02 octobre 2016, ont été imputés à l’action de la police contre les manifestants anti-gouvernementaux au cours festival religieux Oromia à Bishoftu, situé à 60km au Sud-Est d’Addis-Abeba.

Des dizaines de personnes auraient été écrasé à mort en Éthiopie dans une bousculade après que la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles pour une fête religieuse  qui s’est transformée en une manifestation anti-gouvernementale’.

« En conséquence du chaos, des pertes des vies humains sont à déplorer et plusieurs blessés ont été emmenés à l’hôpital », a déclaré le bureau de communication du gouvernement dans un communiqué, sans donner de chiffres exacts.  «Les responsables devront faire face à la justice. »

On estime que cinq cent mille personnes assistaient à l’événement annuel « Irrecha » dans Bishoftu.

L’événement a eu lieu dans l’une des régions les plus sensibles du pays, Oromia, qui a connu plusieurs mois de manifestations parfois mortelles.

Merera Gudina, président de l’opposition Oromo Fédéraliste Congrès, a déclaré  que les gens ont fui après que la police a tiré des gaz et des salves des mitrailleuses dans l’air pour disperser les manifestants anti-gouvernementaux à une fête religieuse bondée.

Le gouvernement et l’opposition donnent souvent des comptes différents pour les victimes lors des manifestations.

Les foules scandaient «nous avons besoin de la liberté» et «nous avons besoin de justice» et des anciens de la communauté se sont fut empêchés,  jugeant proche du gouvernement, de livrer leurs discours lors de la fête religieuse, ce qui incite la police à tirer des gaz lacrymogènes et des balles réelles qui a provoqué la débandade de la foule.

Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l’Organisation démocratique du peuple Oromo, l’un des quatre partis politiques régionaux qui composent le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, qui a gouverné le pays pendant un quart de siècle.

Les derniers chiffres laissent de massacre de masse est 175 morts par balle ou piétinés. La majeure partie du reste de plus de 325 morts, aveuglé par des gaz lacrymogènes, sont tombés dans le lac en essayant d’échapper les balles de mitrailleuses de l’armée.

Hassan Cher


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