Djibouti : 1ère partie – Début des relations entre Abdourahaman Mohamed Mahamoud Boreh et Ismaël Omar Guelleh en 1985.

abdourahman-mohamed-mahamoud-boreh-ismael-omar-guelleh« Labadii xumaan ku heshiyay dar Allah ayay uu colooban »

Depuis plusieurs générations, les membres de la famille Boreh se sont distingués par leurs qualités de promoteurs, tant dans la sphère sociale que commerciale et sont reconnus dans toute la Corne de l’Afrique pour leurs réalisations, leur sagesse traditionnelle, leur sens de la justice et leur philanthropie. Cette famille a aussi joué un rôle dans le processus qui a mené à l’indépendance de Djibouti en 1977.

Il y a plus d’un siècle, l’arrière-grand-père d’Abdourahman Mohamed Mahamoud  Boreh a démarré un commerce traditionnel et florissant dans des domaines divers, tels que le bétail, les graines de café, les textiles et d’autres produits venus de l’Éthiopie à destination des marchés de la Somalie, de Djibouti, du Yémen, et d’autres pays encore plus éloignés.

Trop jeune, en 1981, Abdourahman, arrive à persuader son père afin qu’il devient le gérant principal dans les business familials. Une  société anonyme fut créée, le 19 novembre 1981, entre le père, Mohamed Mahamoud Boreh, et son fils, Abdourahaman. N’ayant aucun financier ou en nature à injecter dans le Business, le père, Mohamed Mahamoud Boreh, cède à son fils 25% de la société justifie comme étant son apport intellectuel.

Avec sa manie infuse de faire croire qu’il peut faire le bonheur et le beau temps, il réussit à ensorceler son père au point que le géniteur se livre corps et âme à son fils Abdourahman Charles Boreh. Le 30 décembre 1985, le père signe pour son fils un accord général devant un notaire. Dans cet accord Mohamed Mahamoud Boreh remet tout l’héritage de la famille dans les mains de son fils Abdourahman et exhérède les restes de sa progéniture.

C’est la premier dépossession réussit d’Abdourahman Mohamed Mahamoud Boreh.

Pour anticiper le réveil de son père et du reste de la famille, Abdourahaman conçoit des sociétés telle que Boreh-Rayale et Cie S.A.R.L. ces sociétés lui serviront de moyen de se créer son propre business et pourront aussi servir un environnement financier pour jouer le cache-cache avec la famille.

Au milieu de 1986, des tensions éclatent entre le père, Mohamed Mahamoud Boreh, et son fils Abdourahman. Les conflits entre père et fils finissent devant la justice djiboutienne. Le père trouve une justice réticente à ses plaintes et proche de son fils. Simplement, Abdourahman s’est noué une relation absconse avec Ismaël Omar Guelleh, chef de la police politique d’Hassan Gouled, le SDS.

Cette nouvelle relation l’aide à écarter définitivement de son chemin son père et sa fratrie mais aussi à fructifier son business avec les facilités qu’il y tire.

Ismaël Omar Guelleh qui se prépare à succéder son oncle à la tête du pays doit se constituer une fortune en dilapidant le denier public et en s’adonnant aux trafics en tout genre. Mais, pour blanchir autant d’argent illégale Guelleh a besoin des sociétés légalement constitués et ayant beaucoup d’activité.

Surement, Abdourahaman Mohamed Mahamoud Boreh doit dépanner son nouveau « frère », monsieur Ismaël Omar Guelleh et y trouve aussi ses comptes sous le bouclier de la police politique, le SDS qui est dans la main de Guelleh.

À suivre …

Hassan Cher

Nous publierons une série d’article sur la manière dont le massacre prémédité de Buldhuqo, le 21 décembre 2016, découle d’une rancune contre un homme qui a su se transformer, au fil du temps, à une haine contre le Yonis-Moussa/ Issa :

1 – Début des relations entre Abdourahaman Mohamed Mahamoud Boreh et Ismaël Omar Guelleh.

2 – Coup de Poker pour le pouvoir et l’argent entre Abdourahman et Ismaël

3 – Début du conflit entre Abdourahman Boreh et Ismaël Omar ainsi que la mise sur écoute des sages, intellectuels et commerçants Yonis Moussa/Issa.

4 –   Organisation de l’Union Yonis Moussa et premier échec de la tentative de massacre par le biais d’un affrontement entre Mamasan et Yonis-Moussa fabriqué par le régime.

5 – La préparation du massacre prémédité de Buldhuqo le 21 décembre 2015 à Djibouti.

6 – Les forces en uniforme utilisés le jour du massacre, le 21 décembre 2015 à Djibouti.

7 – les témoignages des victimes et autres.

8 –  évolutions de l’affaire et actualités.

 


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