Djibouti : Qui ment au peuple entre l’UMP et l’USN ?

Le peuple dans l'obscuritéDepuis plusieurs mois on parle des dialogues amorcés entre les plateformes de l’opposition, USN, et celle du régime djiboutien, UMP.

Celui qui fait le plus de bruit au niveau national et auprès de la diaspora semble être des soi-disant trois rencontres, tenues secrets au début, qui ont lieu entre Ismaël Omar Guelleh, président autoproclamé de la république de Djibouti et Ismaël Guedi Hared, président du parti politique de l’UDJ et de l’assemblée parallèle de l’opposition.

Après moult analyse des discours et publications de part et d’autre, il ressort des résultats anecdotiques et dangereux pour l’avenir du pays et même la région.

Anecdotique parce que l’USN qui affiche le visage d’un groupe lassé par la lutte a changé de cap et a désavoué l’attente du peuple. La preuve, un dialogue politique ne peut se faire en catimini entre deux partis que quand il est question de la constitution d’un gouvernement d’union nationale.

Si réellement ces dialogues dits secrètes avaient lieu nous avons l’attestation que l’USN caresse le tyran djiboutien au sens des poils afin de bénéficier, avec la bénédiction du parrain, des cooptations dans l’arène de la mafia qui s’est accaparée de la haute magistrature du pays.

Le dialogue étant l’aboutissement de la révolution du peuple, avec son lot de disparus, de torturés et des assassinés, les ignorer ou leur cacher une « ouverture politique » est une manière aussi ingrate d’arriver à ses intérêts personnels sur leur dos.

La lutte pour la démocratie est le souhait du peuple d’évoluer dans une gestion politique, économique et sociale transparente mais les démarches de l’USN vont dans les sens contraires.

Le deuxième point inquiétant est la divergence au niveau de nombre de cas et des titres des sujets traités. IOG ainsi que ses ministres prétendent avoir discutés et se sont mis d’accord avec l’USN sur un seul point, l’intégration de 8 députés USN à l’assemblée nationale monocolore, alors que l’USN avance avoir dialogué avec l’UMP et leur patron, IOG, sur deux titres, la CENI et le statut de l’opposition.

Si une telle discordance existe sur tous les points de dite dialogue, comment un accord-cadre a pu être signé entre Ismaël Omar Guelleh, le propriétaire de l’UMP, et Ismael Guedi Hared, président de l’assemblée parallèle de l’USN ?

La réponse est simple, l’un de deux plateformes, UMP et USN, ment.

Vu que l’USN milite pour l’instauration de la démocratie et une gestion transparente de la chose étatique, nous l’invitons à clarifier la situation et d’arrêter de jouer le jeu du régime qui compte perdurer une cacophonie vide de sens jusqu’à une nouvelle autoproclamation d’Ismaël Omar Guelleh en 2016 à la tête du pays.

Hassan Cher


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