Djibouti: Quel lien entre le camp des refugiés d’Ali-Ade à Djibouti et Al-Shabab de la Somalie ?

marché papier djiboutienLa mascarade de la chasse au sorcier a commencé le samedi 26 Octobre 2013 au camp des réfugiés d’Ali-ADE situé à mi-chemin entre la capitale et la ville d’Ali-Sabieh. Ce camp accueille à 90% une population qui a fui la guerre et la sécheresse à l’extrême Nord de la Somalie ou Awdalland et environ 5% sont originaires de la région Ogaden de l’Ethiopie. Il n’existe quasiment pas des somaliens du Sud vivant dans ce camp.

La population de ce camp ne peut, dans la situation géopolitique de la région, avoir des liens avec le groupuscule somalien, Al-Shaba.

Or, IOG a mobilisé une armada des forces armées du pays pour faire des fouilles dans le camp avec à leurs côtés les médias du régime qui doivent filmer ou écrire sur les ordres du SDS.

Les deuxièmes ou troisièmes lieux dont les forces armées d’IOG verront leurs descentes sous prétexte de chercher des éléments d’Al-Shabab seront les maisons et les sièges des partis de l’opposition Djiboutien ainsi que les lieux des commerçants des sympathisants.

Tous ces scenarios n’ont qu’un seul objectif, faire du divertissement aux occidentaux et djiboutiens le temps que de l’autre côté les éléments d’Al-shabab s’installent en masse à Djibouti.

Dans son discours de la fête de l’Aïd-Al Odha, Ismaël Omar Guelleh avait confirmé que les registrés de l’inscription pour prétendre à la nationalité djiboutienne était ouvert.  Nous connaissons que vers 2006 à 2009 des valises des pièces d’identités djiboutiens fabriqués dans des imprimeries clandestins à Mogadiscio étaient distribués en Somalie et à l’Emirat Arabe Unis.

Les bénéficiaires de ces documents d’identités étaient en majeur partie des commerçants et nous connaissons que les premiers soutiens d’Al-shaba est ce dernier groupe sociaux professionnel.

Si le groupuscule extrémiste religieux somalien vienne à Djibouti c’est avec des pièces d’identité nationale vendus ou distribués volontairement avec un objectif précis.

Le cas de Kenya est un avertissement à ne pas prendre à la légère :

« Le gouvernement kényan a renvoyé 15 fonctionnaires des services d’immigration suite aux résultats préliminaires de l’enquête sur l’attaque du centre commercial Westgate de Nairobi en septembre dernier.     

Le ministre kényan de l’Intérieur, Joseph Ole Lenku, a déclaré vendredi devant la presse à Nairobi que les fonctionnaires en question étaient impliqués dans la délivrance de documents d’identité kényans à des clandestins.      « Ces fonctionnaires seront bientôt traduits en justice », a déclaré M. Lenku.

Au moins 67 personnes ont été tuées et 175 autres blessés lors de l’attaque terroriste menée le 21 septembre par les combattants shebab, la plus meurtrière depuis plus d’une décennie.      Il a ajouté que la purge sera étendue à de nombreux autres ministères. « Nous voulons renvoyer tous ceux qui ont fait partie du réseau qui facilite la délivrance de documents d’identité kényans aux clandestins et qui se révèlent être des criminels », a- t-il ajouté.  »

 

Djama A.

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