Djibouti: Mobicash, nouvelle trouvaille du régime pour aspirer les deniers publics

MobicashURGENT URGENT URGENT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mobicash est accusé des graves violations du droit de travail.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les conditions de travail au sein de la société Mobicash sont inacceptables

Les plaintes et dénonciation des salariés de la société MOBICASH faisant état des violations de leurs droits par la responsable de la société et du silence observé de la part des autorités de la République de Djibouti.

Mobicash est une société de porte-monnaie électronique qui officie à Djibouti depuis 2010 avec presque 100 salariés et cadres.

La Directrice de la société s’appelle Mm. Nathalie Sztendera.

Les plaintes ci-dessous ont été formulées contre la société MOBICASH par ses 100 salariés et cadres.

A Mobicash, le travail commence de 6h pour finir à 14h avec la passation des shifts on arrive à 14h30 sans pause. Alors que le travail à faire est souvent important et nécessite une pause, ce qui n’est pas le cas.

Les différentes agences n’ont aucune toilette, ce n’est pas normal.

Harcèlement Moral

Les salariés sont victimes d’un d’harcèlement moral.
L’employeur est tenu envers ses salariés d’une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs dans l’entreprise, notamment en matière de harcèlement moral. Il doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements de harcèlement moral.

Licenciement :

Mobicash pratique des licenciements abusifs des employés sans indemnité.
Les 100 salariés et cadres employé par Mobicash sont tous licenciés abusivement voir un par un et n’ont pas bénéficiés de leurs droits reconnus par les lois nationales jusqu’à ce jour.

Syndicat :

Les non respects du principe de la liberté dans le choix des syndicats par les salariés.
Les salaries ne possèdent aucun syndicat alors « la liberté syndical est reconnue et garanti ». Tous Djiboutiens a droit de créer son syndicat ou de s’affilier librement à un autre.
Aucun ne peut refuser ou interdire aux salariés la création d’un syndicat.

Salaire et impôt (OPS et ITS):

Chaque fin du mois les salariés accusent des retards de salaire de 15 jours. Selon Art.147, Les paiements mensuels doivent être effectués au plus tard huit jours après la fin du mois de travail qui donne droit au salaire.

Depuis 2011 à ce jour, la société Mobicash n’a pas payé la cotisation de Caisse Nationale de Sécurité Social et l’ITS. Les salaries n’arrivent pas à se soigner dans le centre de soins de l’OPS, malgré les retenues sur les salaires. Où va cette d’argent et pourquoi il y’a une retenue ?? C’est ce que les salariés se demandent. C’est une violation de l’Art.293 – Est punie des peines prévues à l’article 520 du Code Pénal tout employeur qui aura retenu ou utilisé dans son intérêt personnel les sommes ou titres remis en cautionnement.

Inspection de travail :

« L’impuissance et la peur » des inspecteurs de travail qui refuse toujours d’agir contre le responsable de Mobicash. Alors que 100 salariés licenciés abusivement ont portés plaintes contre Mobicash, ils sont toujours incapables de faire leur travail et d’y mener une enquête. Certains d’entre eux murmurent que la société Mobicash est protégée par le gouvernement. La société viole l’Article 291 : Encourt toute personne qui s’est opposée ou a tenté de s’opposer à l’exécution des obligations ou à l’exercice des pouvoirs qui incombent aux inspecteurs et contrôleurs du travail.

Cela nous montre que l’inspection de travail reste paralysée par le pouvoir de MOBICASH et de ses protecteurs. Par contre, Art.199 – Les inspecteurs et contrôleurs du Travail, ont l’initiative de leurs tournées et de leurs enquêtes,

• 1) pénétrer librement et sans avertissement préalable, dans les entreprises,

• 2) procéder à tous les examens ou enquêtes jugées nécessaires pour s’assurer que toutes les dispositions législatives et réglementaires sont effectivement observées, et
• 3) interroger avec ou sans témoins, l’employeur ou le personnel de l’entreprise, contrôler leur identité, s’informer auprès de toute personne dont le témoignage peut être utile.

Par ce fait la société Mobicash viole les lois nationales en ce qui concerne les droits de salaries, les licenciements abusives, les syndicats, paiement à l’état le retenue d’origine fiscale et sociale elle viole aussi les droits fondamental de l’homme.

Nous recommandons :

Au ministre du travail et de l’emploi et l’inspection de travail;

De mettre en place une commission d’enquête et des inspections de travail courageux pour mener une enquête qui doit évaluer et mettre en œuvre des dispositions du code de travail par la société Mobicash;

D’identifier tous les salaries et cadres victime d’un abus de MOBICASH ;

Prendre des mesures urgentes pour que les droits des travailleurs soient protégés.
D’instruire les responsables de MOBICASH pour revoir les cas de licenciement abusif et de remettre ces agents dans leurs droits.

D’organiser régulièrement et conformément aux dispositions légales en matière du travail, des visites de contrôle à l’entreprise MOBICASH pour se rendre compte des conditions dans lesquelles les employés travaillent.

D’encourager l’exercice de la liberté syndicale au sein de l’entreprise MOBICASH ;

Au Ministre de Finance.

D’initier une enquête sur l’état de paiement des impôts, taxes et sécurité social par la société MOBICASH ;

Djibouti Telecom

De quoi a peur Djibouti Telecom ?

Les factures impayées de Mobicash s’élève à 17 000 000 FDJ. Une somme très importante qui fragilise Djibouti Telecom en réduisant leur trésorerie. Attendre l’asphyxie, c’est prendre le risque d’arriver trop tard (disparition de Mobicash).

En effet, le risque de factures impayées ou « risque client » figure parmi les principales causes de défaillance des entreprises. Agir vite est un gage de réussite dans le recouvrement des créances.

C’est la honte pour Djibouti Telecom qu’une telle somme reste impayée.

(Voir facture impayée pièce joint).

Aux responsables de MOBICASH

De payer la totalité des taxes auprès des services de l’Etat (CNSS et Hôtel des Impôt).

D’indemniser les salariés licenciés abusivement.

Le pire de cas ;

Les salariés se sont également plaints et sont dégoutés du caractère irresponsable de la directrice de MOBICASH :

1. « Elle murmure avoir depuis longtemps compris que à Djibouti il suffit d’avoir des amies ou des protégés au sein du gouvernement pour être au-dessus de la loi, c’est ce qu’elle fait ».

2. Elle se vante qu’elle est proche du gouvernement, et que personne c’est à dire ni la justice, inspection de travail ou la police ne peut empêcher de ce crime de licenciement.

Nous condamnons l’incapacité de gouvernement de pendre mesure nécessaire.

Il serait inacceptable que les coupables de ces crimes de licenciement puissent bénéficier de l’impunité

Les cas de la société MOBICASH reste préoccupant car la manière dont elle traite les salariés qu’elle emploie appelle à des actions urgentes de la part du gouvernement.

Fait à Djibouti, le 12/10/2013

Ali Djama Khaireh (Alidj)

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