Djibouti: IOG signe un accord juridique avec les Emirats Arabes Unis pour avoir la peau d’Abdourahman Boreh

Abdouahman BorehLa guerre avec Boreh n’en finit pas

L’homme d’affaires Abdourahman Boreh est en procès à Dubaï contre les autorités djiboutiennes.

Le président Ismaël Omar Guelleh multiplie les initiatives judiciaires pour avoir la peau de son ancien ami le businessman Abdourahman Mahamoud Boreh, qui vit en exil d’où il soutient l’opposition djiboutienne. Outre les 25 poursuites judiciaires intentées contre lui et les membres de sa famille (LOI nº1360), Djibouti a réactivé auprès d’Interpol un ancien mandat d’arrêt international lancé contre Boreh. Celui-ci se trouve donc coincé à Dubaï depuis plus d’un mois dans l’attente d’une réponse de la justice locale à la demande d’extradition djiboutienne à son encontre.

Les avocats de Boreh ont transmis au procureur de Dubaï le jugement obtenu en Espagne en juin 2011 qui avait débouté le gouvernement djiboutien d’une demande d’extradition similaire (LOI nº1316).

Il y a trois ans, le gouvernement djiboutien avait déjà tenté d’obtenir des autorités de Dubaï qu’elles extradent Boreh. Elles avaient refusé en prétextant qu’elles n’avaient pas signé avec Djibouti de convention d’extradition. Cette position a été réaffirmée au procureur général de Djibouti, Djama Souleiman, par la justice des Emirats Arabes Unis.

Les choses pourraient changer avec la ratification, le mois dernier, en conseil des ministres djiboutiens d’une convention de partenariat judiciaire avec les Emirats arabes unis prévoyant l’extradition des personnes recherchées pour crime financier. Mais, même dans ce cas, l’extradition de Boreh vers Djibouti parait improbable.

Il est détenteur d’un passeport français et ne pourrait donc être extradé que vers ce pays. Ainan Ainan

Océan indien

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