Éthiopie / Soudan / Égypte : Addis-Abeba, Khartoum et Caire signent un accord pour étudier l’impact du grand barrage éthiopien sur l’écoulement de l’eau du Nil.

le 23 mars 2015

le 23 mars 2015

L’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan ont signé un accord avec deux cabinets de consultants français pour étudier l’impact anticipé d’un barrage hydroélectrique massif, actuellement en construction sur le Nil bleu en Éthiopie, sur les états en aval.

Les ministères de l’eau et de l’irrigation des trois pays ont signé mardi 20 septembre 2016 des contrats avec les bureaux d’études français Artelia et BRL en vue d’évaluer l’impact environnemental et social du très attendu Grand barrage éthiopien de Renaissance, Dam.

Au cours des dernières années, les responsables égyptiens ont exprimé la crainte que la construction du barrage servirait à diminuer la part historique de l’eau du Nil de l’Égypte.

Selon les contrats signés mardi l’évaluation sera terminée dans les 11 mois à venir.

Lors d’une cérémonie de signature à Khartoum, le ministre éthiopien des ressources en eau, Mutuma Mikasa, a souligné que son pays n’avait aucune intention de nuire aux intérêts de l’Égypte.

Le ministre des Ressources en eau égyptien Mohamed Abdel Ati décrit la signature comme un «moment historique» dans les relations entre les trois pays, en affirmant que l’Égypte fournirait toute l’aide nécessaire à la finalisation des évaluations. »

Le ministre soudanais de l’eau et l’électricité, Mutaz Musa, a exprimé, pour sa part, l’optimisme que les évaluations serviraient à renforcer la compréhension mutuelle entre les trois pays concernés.

Une première étude évaluera l’impact du barrage sur les quotas d’eau historiques du Soudan et de l’Égypte, tandis qu’un second appréciera l’impact du barrage sur l’environnement, l’écologique, l’économique et la situation sociale des états en aval.

L’an dernier, les responsables éthiopiens, soudanais et égyptiens ont signé une «déclaration de principes» concernant le barrage, tout en appelant à des études techniques à effectuer sur le projet.

Le barrage de 4,2 milliards $ – devrait générer jusqu’à 6.000 mégawatts d’électricité – est actuellement en construction sur le Nil Bleu en Éthiopie, près de la frontière soudanaise.

Dès son arrivée à  Khartoum, Mikasa a déclaré aux journalistes que le 4,5 millions d’euros déboursés pour les frais des études d’impact auront « contribué à renforcer la confiance entre les trois pays ».

Interrogé par l’Agence Andalou si les conclusions des évaluations seraient considérées comme contraignantes, le ministre éthiopien a dit: «Nous savons déjà que le barrage n’entraînera pas un préjudice important sur les pays en aval; au contraire, il leur sera bénéfique.  »

Il a continué à souligner que le barrage permettrait à l’Éthiopie de partager avec ses voisins de la région à des prix très bas le surplus d’électricité généré.

Hassan Cher


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