Erytherée: I love the people AFAR Red Sea

Comment ne pas admirer le courage de la diaspora AFAR de l’Erythrée, ERITREAN AFAR STATE IN EXILE (le gouvernement AFAR de l’Erythrée en exil) qui lutte à chaque instant contre la folie meurtrière du tyran Issaïs Afeworki qui procède à une même épuration que le génocidaire de Diré-Dawa, Ismaël Omar Guelleh, orchestre central des crimes de guerres, génocide et crimes contre l’humanité en République de Djibouti.

Pour le peuple afar de l’Érythrée qui occupe 70% du littoral donnant sur la Mer Rouge, l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde, et la grande DANKALI, résister n’est pas un luxe, c’est d’abord un acte de survie. Comment ne pas penser au traumatisme de ces femmes et de ces enfants que l’on tue chaque jour dans l’indifférence totale depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1994, contraint de prendre le chemin de l’exil et qui se heurtent à l’inhospitalité du Yemen qui leur offre comme seule alternative la prison ? Jusqu’à quand pouvons-nous accepter d’être les victimes et les otages des régimes répressifs dans la Corne de l’Afrique?

La résistance s’organise de la manière la plus efficace et depuis la conférence de AFAR FORUM à Bruxelles qui s’est tenue du 29 au 31 août, tout s’est acceléré rapidement. Du Canada aux Etats-Unis, de la Suède à la Norvège, en passant par le Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, le Danemark, la France, l’Italie, les diasporas afars s’organisent: tous ont la même préoccupation: le génocide. Les hebdomadaires vidéoconférences animées par Skype par les tenants et aboutissants de cette noble cause mais aussi les rencontres physiques permettent finalement de sortir du silence dans lequel le peuple Afar semblait terrés pour toujours.

S’il n’y a pas d’exemple dans l’histoire d’un peuple qu’on ait autant pourchassé dans la Corne de l’Afrique, entre l’exil et l’épuration ethnique, le peuple AFAR marquera aussi ce siècle par leur entêtement à ne pas vouloir disparaître!

Quelque chose s’est levé et qui ne s’arrêtera jamais!

Les Afars ont aussi le droit d’exister comme peuple. Et cette existence dépend en majeure partie de leur capacité à défendre leurs territoires convoités pour des raisons stratégiques, en particulier le littoral de la Mer Rouge. Qu’ils soient de Djibouti, d’Ethiopie et d’Erythrée, le salut de tout Afar réside dans la défense de la Mer Rouge, seul symbole de leur existence.

Les convoitises aussi nombreuses soient-elles ne doivent pas dissuader les AFARS qui doivent comprendre que leur unique force réside aussi dans la conservation de ce littoral qui doit être protégé comme son pré-carré, comme une zone réservée, bref comme le dernier rempart contre le génocide.

La Mer Rouge, notre éternel amour, est cette ligne rouge que les convoiteurs ne doivent pas franchir et qui ne doit faire l’objet d’aucune concession!

Houssein IBRAHIM HOUMED

 


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