Djibouti : La version officielle du régime djiboutien ne tient plus la route…

FUSILLADE AÉROPORT : Nous vous recommandons de vous référer à la version officielle du gouvernement pour comprendre les raisons de la fusillade. Selon le gouvernement, le tireur avait un différend avec le docteur Idriss qui avait saisi une partie de sa solde en faveur de sa femme. Vous comprendrez aisément que c’est une version destinée à rassurer la communauté internationale : Rien de grave tout est sous contrôle, circulez!

Mais pour les citoyens lambdas que nous sommes, c’est plus profond et plus grave que ça. La réalité est tout autre. A vos imaginations.
Sachez toutefois que les balles qui ont touché le colonel Idriss, le sergent Hassanlé ou encore la carlingue de Kenya Airways étaient destinées à quelqu’un de plus important.

Une mésentente entre le docteur Idriss et le tireur? Les rédacteurs du communiqué auraient pu faire un effort sur la version officielle. Primo, le docteur Idriss n’a nullement le pouvoir de demander une retenue de solde d’un soldat pour raison familiale, ce n’est pas de son ressort. C’est plutôt de l’autorité du colonel commandant de la GR, ou du commandant Adjab, chef de la compta, ou de son jeune lieutenant du service solde ou encore du lieutenant-colonel coca, commandant de la caserne. Sans oublier le capitaine Ibrahim commandant des groupements 1 et 2.

Deuzio, le caporal Dahir et son épouse revenaient tout juste de vacances à Borama en famille. L’on est loin de disputes supposées entre le caporal et sa femme d’où une hypothétique retenue à la source de sa solde en faveur de cette dernière. Il n’y avait aucun problème dans le couple.

Tertio, le caporal Dahir avait l’habitude de khatter à raison d’un 1kg/jour, c’est à dire au moins 5.000FD/jour pour les jours normaux et le double pour les jours de garde (c’est à dire un jour sur deux). C’est dire comment quelqu’un avec une solde mensuelle de 90.000fd peut-il avoir un tel train de vie avec des dépenses personnelles dépassant les 200.000fd/mois. La raison est du côté de sa famille aisée qui croule sous les contrats. L’on peut supposer facilement que la solde était insignifiante pour le tireur.

Mais au-delà de ces éclaircissements, la grande question est : pourquoi personne n’a tiré sur le caporal Dahir lorsque ce dernier a ouvert le feu à l’aéroport en ayant le temps de terminer sa cartouche de 20 balles sachant qu’il y avait plus d’armes que de civils ce jour-là sur le tarmac? Difficile de croire qu’ils ont eu tous peur sachant qu’ils sont entrainés pour telles situations. La raison est : on ne tire pas sur quelqu’un de la famille. Un soldat qui privilégie le lien familial que le travail sur le lieu du travail est aussi dangereux que le tireur. Le plus courageux s’est contenté de le tacler et de le plaquer au sol après épuisement des balles.

Aujourd’hui, les autorités ont deux choix possibles : soit laissez passer et le caporal sera libre dans deux ou trois mois comme d’habitude, soit prendre le problème au sérieux et éradiquer tout personne impliquée de près ou de loin et ce dar dar zenga zenga!

Quoi qu’il en soit, nous prions encore et encore pour les blessés de cette folie sans nom. Nos prières pour le docteur Idriss et au sergent Ali Hassanlé. La vérité doit éclater.

 

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