Djibouti : peut-elle mener à bon terme la tenue des 9ème Jeux de l’Océan Indien

djiboutiLes préparatifs des 9ème Jeux des pays de l’Océan Indien dont Djibouti organisera en janvier prochain vont bon train. Le pays qui organise pour la première fois de son histoire cette compétition régionale s’est mobilisé comme un seul homme afin d’assurer le succès de l’évènement.

Plus de 700 personnes, dont des athlètes, des entraîneurs et des officiels des pays membres de la commission, sont attendus pour ces jeux qui s’étaleront sur une semaine.

Dix ans après son adhésion, Djibouti se prépare à accueillir dans trois mois seulement les jeux de cette institution intergouvernementale et régionale qui regroupe, outre Djibouti, six pays insulaires, en l’occurrence les Comores, Maurice, Madagascar, Mayotte, la Réunion et les Seychelles.

« En s’engageant en 2012 dans l’organisation des 9èmes Jeux de l’Océan indien, Djibouti a voulu se porter défi. Une noble volonté de vouloir se mesurer à ses pairs, membres de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien (CJSOI), dont beaucoup ont déjà abrité l’organisation biennale de ces jeux composés de plusieurs disciplines, à savoir l’athlétisme, football, handball, et tennis de table », a rappelé le secrétaire d’Etat djiboutien aux Sports et à la Jeunesse, Badoul Hassan Badoul.

Djibouti est déjà entrée dans la dernière ligne droite pour les préparatifs de ce grand événement sportif. Les experts de la commission de la jeunesse, et des sports de l’Océan indien représentants les sept pays qui composent la CJSOI qui ont séjourné dernièrement à Djibouti pour évaluer les moyens infrastructurels et les capacités de ce petit pays en prévision de l’accueil des 9èmes Jeux, ont tous fait part de leur satisfaction. Et ce, en passant au peigne fin toutes les infrastructures censées abriter les prochaines compétitions d’athlétisme, de football, de handball et de tennis de table.

M. Badoul qui a lancé officiellement le mois dernier les travaux du comité national d’organisation des 9ème Jeux de la de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan indien a rappelé que son pays n’a jamais auparavant organisé un évènement sportif d’une telle envergure.

« L’ampleur de cette organisation des prochains jeux de la CJSOI, en Janvier 2014, dépasse largement les seules compétences du secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports. L’organisation des prochains jeux de la CJSOI, est l’affaire de tous. Car il y va de la réputation de Djibouti, il y va surtout de notre fierté nationale », avait-t-il dit alors.

Depuis, l’on travaille d’arrache-pied au secrétariat d’Etat chargé des Sports comme dans tous les autres départements concernés de près ou loin. L’organisation de ces Jeux est devenue une affaire nationale. La mobilisation est totale. Mot d’ordre : travailler main dans la main pour réussir « nos » Jeux. Dans la rue, l’évènement est sur toutes les lèvres.

Côté sportif, les équipes nationales cadettes de football et d’ handball ainsi que les pongistes ont été placées ont stage bloqué au sud du pays pour leur permettre une meilleure préparation.

Selon les initiateurs, ces préparatifs intenses et de longue durée permettront à ces jeunes sportifs de mieux se connaitre et surtout de consolider davantage leurs acquis ainsi que les techniques et tactiques en bénéficiant d’une meilleure préparation physique afin de hisser haut les couleurs nationales.

Sur ce point, le président de la Fédération Djiboutienne de Football s’est dit confiant quant au niveau de la sélection cadette nationale. « J’espère que les jeunes footballeurs Djiboutiens donneront le meilleur d’eux-mêmes et se défendront bien sur le terrain lors de ces jeux », a indiqué M. Waberi.

Créée en 1992, le rôle principal de la Commission de la Jeunesse, et des Sports de l’Océan Indien (CJSOI) est de promouvoir l’amitié, de la fraternité, le rapprochement, et les échanges entres les jeunes de la sous-région, ressortissants des pays membres, à travers les jeux sportifs et les rencontres culturelles.

L’organisation biennale des  jeux de la commission permet à chaque fois d’établir un bilan et une analyse pour remédier aux failles et aux défauts pouvant pénaliser les objectifs futurs et empêchant ainsi d’aller de l’avant.

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