Djibouti : Entre le monologue et le dialogue d’IOG, quelle est la forme théâtrale la plus efficace ?

Si une « sardine » ou un « vieux crabe politicard » avait pèché un « barracuda » dans le Ghoubet Al Karab

L’alliance au pouvoir, l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), et la plateforme de l’opposition djiboutienne, l’Union pour le Salut National (USN), ont repris leur dialogue pour mettre fin à plus d’une année d’impasse politique, a-t-on appris samedi de sources gouvernementales.

La semaine dernière, le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, a confirmé la reprise du dialogue politique, disant que les deux parties tentent de régler les problèmes « sans interventions extérieures ».
Les contacts officieux ont commencé vers la fin du mois dernier entre le président Guelleh et le vice-président de l’USN, Ismaël Guedi Hared.

Les discussions entre les deux responsables sont largement dominées par la réforme de la commission électorale indépendante, qui serait la première priorité pour la coalition de l’opposition.
Après plus de 18 mois d’impasse politique marqués par des vagues successives de manifestations de l’opposition et des répressions violentes de la part des forces militaires et de la police politique, qui ont fait de dégâts matériels considérables, ainsi que plusieurs blessés et morts dans le camp de l’opposition, et surtout une série d’arrestations, la reprise du dialogue politique est très bien accueillie par l’ensemble de la rue djiboutienne et la classe politique locale mais avec des pincettes d’après le proverbe somalien qui dit : ‘kolka aan dhamaa ayan garta‘.

Le dialogue politique était très attendue par tous les Djiboutiens depuis longtemps. A présent, il faut passer aux actes. Le régime doit maintenant dépasser les barrières des intérêts personnelles pour l’intérêt suprême, c’est-à-dire celui de la Nation.
Ceux manifestations et parlement parallèle sont très dangereux et prédisent une fin tragique pour le pays et les barons du régime. Maintenant, il est grand temps d’engager des vrais pourparlers et sortir de cette crise.

Depuis le 22 février 2012, la république de Djibouti, qui ne compte que moins d’un million d’habitants, est confronté à la plus grave crise politique de son histoire.

En participant pour la première fois aux élections législatives après dix années de boycott, l’opposition réunie sous la bannière de l’USN a rejeté les résultats du dernier scrutin législatif.
Un mois plus tard, l’opposition s’est montrée inflexible en mettant en place un parlement parallèle dénommé Assemblée Nationale Légitime (ANL).

Le régime djiboutien dirigé par le président autoproclamé, Ismaël Omar Guelleh, a annoncé cette nouvelle promesse de dialogue sous les pressions politiques de la république française en particulier et l’occident en général qui ne compte pas voir la répétition du malheur somalien à Djibouti.

Ismaël Omar Guelleh, un mafieux qui répond au nom d’une vacuité intellectuelle et d’inculture chronique, essaie de nous faire croire, dans une interview accordé à la VOA le 7 Aout 2014, qu’il ignore l’appel de l’occident et de la France et compte régler la crise à la méthode « Aba’a » qui est synonyme de sournoiserie politico-nomade.

IOG fait appelle à Ismaël Guedi Hared, le cousin sur le café comme disent les rédacteurs de la page satirique de Facebook  » Aniga Adiga », afin, à la fois, de semer le doute dans l’USN et de faire avaler au peuple qu’il peut tenir tête à la France et à l’occident.

Or, dans une lettre de réponse du Ministre français des Affaires Étrangères à un courrier du Secrétaire General de la CGT sur la situation syndicale à Djibouti, il est claire que l’ambassade de la France à Djibouti, chargé auprès de l’occident de superviseur l’avancé des dialogues, entretient des contacts réguliers avec Ahmed Youssouf, président de l’USN et du parti politique l’ARD, pour les questions politiques en général et Adan Mohame Abdou, vice-président de l’ANL, de l’ARD et secrétaire général de l’UDT, la centrale syndicale djiboutienne, pour les questions de justice sociaux (voir la lettre ci-jointe).

Donc, aurons-nous droit aux dialogues des cousins ou des dialogues nationaux assimilables pour le peuple djiboutien ?

« Falaadhi gilgiilasho kagama go’do, ee bal garad xumidaa ina Gelle an aragno waxay dhasho mar tobonad iyo mar boqolad ba dar allah uu garwaqsan waydaye ».
Hassan Cher

Hch24.com


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