Djibouti : D’après le forcené et le procureur le colonel fusillé avait établi un diagnostic de malnutrition chez la famille du tireur

Le quiproquo né de la pièce de théâtre « Le Balcon » qui fut mal joué par les différents acteurs qui se sont succédés sur scène  avait contraint Jean Genet à publier des recommandations critiques dans un texte intitulé «  comment jouer Le Balcon ». Dans les recommandations de Jean Genet se trouve une phrase qui résume le ras-le-bol devant la maladresse des acteurs qui ont des difficultés à faire ressortir les sentiments qui va de pair avec la scène jouée : “Tout ce que je viens d’écrire ne s’adresse pas, bien sûr, à un metteur en scène intelligent. Il sait ce qu’il a à faire. Mais les autres ?

En revenant à nos moutons, le procureur Maki semble de ceux qui gâchent la réussite de la pièce de théâtre «iogiste» qui dure de décennie et que le peuple djiboutienne arrive à raconter la scène suivante en avance à force de l’avoir vu et revu pendant des décennies.

À son deuxième apparition sur la scène théâtrale du régime djiboutien, Maki, le procureur de la république de Djibouti, ne semble pas maitriser les subtilités d’acteur d’estrade. On peut lire sur la rampe de son sourire moqueur : chaussons le socque.

Dans son intervention télévisée du vendredi 29 Aout 2014, le procureur tient ce discours ou les dénouements de l’intrigue fut plus simple et plus rapide que les pièces précédentes : « Le forcené a reconnu de la première heure son acte, et qualifie la tragédie d’initiative punitive à l’égard de ces supérieurs parce qu’on lui avait coupé un certain pourcentage de pension alimentaire sur son salaire pour sa famille dont il vient de divorcer. Et conclu par son intervention une bonne rétablissement souhaité à la victime et non l’application de la justice qui est le langage approprié dans un tel moment.»

Le procureur ne parle en aucun cas de l’aboutissement de l’enquête de la gendarmerie nationale mais une issue décidée par le forcené. À ce niveau le peuple djiboutien se demande s’ils ont affaire à un cas pénal ou une Commedia dell’arte (voir vidéo ci-jointe).

Quand une décision de retenue d’une pension alimentaire pour une famille sur le salaire d’un militaire, fonctionnaire ou travailleur et prononcée par un tribunal des affaires familiales, la décision de justice est transmit pour exécution aux services de ressources humaines ou la comptabilité ou à la trésorerie nationale en fonction de la structuration hiérarchique du service destinataire de la décision judiciaire.

Le colonel victime de la fusillade à l’aéroport de Djibouti le 25 Aout 2014, le Docteur Idriss Abdi Galab, n’est ni un responsable de la trésorerie nationale, ni le chef direct du forcené, ni de la comptabilité ni les ressources humaines du corps de la garde république, mais un simple médecin chargé de la santé des militaires, des familles des hommes en uniformes et d’Ismaël Omar Guelleh.

Des enquêteurs de la gendarmerie nationale djiboutienne proches du dossier de l’affaire précitée sont surpris d’entendre que le procureur relate à la télévision des propos vides de sens et contraire à la réalité qu’ils ont pu voir.

D’autre part, quand le procureur parle de condamnation à la prison à vie, tout le monde sait que l’objectif recherché est de calmer la famille et les proches de la victime.

Quel que soit la gravité de ton délit, la prison et la justice se monnayent à Djibouti par un coup de fil venu de haut lieu ou par quelques dollars.

La preuve, la semaine dernière le directeur de la prison centrale de Djibouti, monsieur Ali Xood, a relâché un détenu incarcéré pour pédophilie, violences sexuelles et agressivités morbides à l’encontre d’un enfant.

Ce pédophile agressif est un arabe d’origine yéménite qui s’est enrichie dans les trafics de l’alcool, la drogue et les armes entre le Yémen, Djibouti et la Somalie.

Sa filière mafieuse avait proposée au procureur Maki une caution pour une libération provisoire mais par crainte de représailles de la famille de l’enfant, le procureur a éconduit la proposition.

Apres 3 jours de détention, le directeur de la prison empoche une coquette somme de la mafia et fait sortir du détenu de la prison à 2h du matin dans sa voiture de service.

Quand la libération monnayée du pédophile arrive sur la place publique, le directeur accuse des innocents gardes de la prison dont 5 sont depuis plusieurs jours dans des cellules pourris de la gendarmerie nationale à la brigade du Nord.

Le pédophile agressif avait travaillé dans le réseau mafieux spécialisé des trafics entre la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique qu’Ismaël Omar Guelleh avait mis en place dans les années 80 :

Extrait tiré de Wikileaks

« Le Président du Yémen à propos du Ismaël Omar Guelleh de Djibouti : «  »Dites à Ismail Guelleh que je ne m’inquiète pas s’il fait de la contrebande de whisky au Yémen – à condition que ce soit du bon whisky – mais pas d’armes ou de la drogue «  ». Info transmises aux Américains à travers le Général Petraeus.

Parmi les télégrammes diplomatiques entre Washington et ses ambassades révélés par le site Wikileaks, un des câbles concerne le président yéménite et son ami IOG, le dictateur djiboutien.
C’est dans une note secrète transmise en janvier 2010 par l’ambassade des Etats Unis à Sanaa avec la mention « SECRET/NOFOR » que le président yéménite se plaint d’IOG. »

Ainsi, va la justice à Djibouti.

Hassan Cher


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