Éthiopie : D’une croissance fulgurante à une récession économique qui conduira Abiy devant les institutions de Bretton Woods.

Selon l’édition 2017 du Global Economic Prospects de la Banque Mondiale, l’Éthiopie est le pays à la croissance économique la plus rapide au monde. Les réformes entamées dans le pays ont donné un coup d’accélérateur à la croissance estimée à 8,3% et est considérée 3 fois supérieure à la moyenne mondiale, qui est de 2,7%. Cette croissance du PIB éthiopien est expliquée comme le résultat de la politique de construction d’infrastructures de la part du gouvernement du pays. En effet, un quart du budget de 13,9 milliards de dollars adoptés pour l’année fiscale 2017/2018 sera dédié au réseau routier. En plus, l’Éthiopie a mis en place différentes réformes pour structurer son administration et booster son secteur privé. 

Mais dans le système éthiopien comme celui de Djibouti, les deniers publiques et la richesse personne  des barons du régime ne font qu’un. C’est pour ça que le TPLF ou tigrées ont réussi à soutirer  toute l’argent et devise du pays pour les placer ailleurs. Le nouveau premier ministre, Abiy Ahmed, a tout de suite a été confronté à un manque de liquidité et la situation financière de l’Éthiopie se dégrade de plus en plus. 

Tôt ou tard, les institutions monétaires internationales, les institutions de Bretton Woods, obligeront le Premier ministre Abiy à adopter des mesures d’austérité qui précipiteraient l’Éthiopie à des augmentations d’impôts et les pertes d’emplois en raison des réductions des dépenses publiques, ce qui est l’une des exigences habituelles des bailleurs de fonds.

D’autres dévaluations ne peuvent être exclues, entraînant une hausse de l’inflation en raison de l’augmentation inévitable des prix des produits importés. Le fossé entre les nantis et les démunis s’élargirait, faisant chuter le niveau de vie des pauvres et des démunis.

 

Hassan Cher


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