Éthiopie / Égypte : Des personnalités égyptiennes recommandent le Caire à plus de pression sur Addis-Abeba au sujet du Barrage hydroélectrique sur le Nil.

egypte maps flag-ethiopia maps flagL’Egypte a sollicité la médiation de Netanyahu  dans la crise avec l’Éthiopie au sujet  du barrage, GERD.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va arbitrer entre l’Égypte et l’Éthiopie concernant le projet de barrage hydroélectrique parce que le Caire craint l’effet négatif sur son économie, a rapporté hier le magazine israélien Mida.

Sa désignation fait suite à la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shukri, à Tel-Aviv, peu après le retour de Netanyahu d’une tournée en Afrique. Dans cette mission Netanyahu va remplacer l’ancien chef du mouvement Fatah, Mohamed Dahlan.

Mida a rapporté que Netanyahu avait conseillé l’Ethiopiens à poursuivre leurs pourparlers avec l’Egypte et leur préconisa de ne pas nuire aux intérêts de cet Etat d’Afrique du Nord.

Le Caire craint que le barrage de la Renaissance occasionne  à la réduction de son approvisionnement en eau du Nil, et réduise aussi  l’électricité qu’elle génère à partir du barrage d’Assouan, qui aura une production estimée entre 25-40 pourcent lorsque la première phase du projet est terminée.

La Russie avait déjà suggéré à l’Égypte de construire une centrale nucléaire pour lutter contre les effets du barrage et de veiller à ce qu’il dispose d’un approvisionnement en électricité durable.

La construction du barrage devrait être finalisée en 2017.

Certaines personnalités égyptiennes pensent que les pourparlers au sujet du barrage avec l’Éthiopie est perte de temps.

La reprise des pourparlers entre l’Égypte et l’Éthiopie sur le Grand éthiopien Renaissance Dam (RGO) peuvent aller dans la mauvaise direction, comme croit un professeur de l’Université du Caire.

Le Président Abdel Fattah Al-Sisi a rencontré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn en marge du sommet de l’Union africaine 27 à Kigali, Rwanda.

Le porte-parole de la présidence, Alaa Youssef, a déclaré : «  les deux parties attendaient avec impatience le début des études du bureau de conseil international en ce qui concerne la GERD, afin de parvenir à un terrain d’entente entre les préoccupations de l’Égypte sur une diminution potentielle de sa part de l’eau du Nil et les efforts de développement de l’Éthiopie.

Un autre sommet tripartite devrait avoir lieu prochainement entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie pour discuter des procédures de l’eau d’inondation dans le barrage pour la première fois.

Le GERD, dont 70% a été achevée, a tendu les relations entre l’Éthiopie et l’Égypte depuis que sa construction a commencé en 2011, avec des relations qui ont atteint leur point le plus bas en 2013.

Au début de juin 2016, ministère des Affaires étrangères de l’Égypte a déclaré qu’il est en train de finaliser les offres avec les cabinets d’études pour évaluer l’impact du barrage. Le mois de décembre dernier, l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan ont signé le Document de Khartoum, abordant les moyens d’appliquer et d’exécuter la déclaration de principes.

Monsieur Nader Noor El-Din, professeur des ressources en eau à l’Université du Caire, a mis en garde contre la direction dans laquelle la politique de l’Égypte se dirige dans ce dossier.

« Ces études de consultation sont complètement inutiles, » a-t-il dit à Dailynews d’Egypte. « On prévoit que les études pourront prendre 17 mois en moyenne tandis que l’achèvement du barrage GERD est prévue pour octobre 2017, c’est-à-dire 12 mois bientôt. Les résultats de ces études sont également non contraignants.  »

Noor El-Din a suggéré que l’Égypte devrait recourir à la juridiction internationale et le Conseil de sécurité des Nations Unies pour prouver les risques potentiels de la construction sur l’accès de l’Égypte à l’eau. Ces risques sont inévitables, selon lui. «Si ce préjudice potentiel a été prouvé plus tard, l’Egypte ne serait pas en mesure de prendre cette voie juridique, » a-t-il dit.

Plus d’actions concrètes devraient être prises, a également noté Noor El-Din. « L’Égypte devrait commencer à négocier pour sa part de l’eau, sinon il pourra perdre ses droits », se référant à l’état d’avancement accéléré de la construction du barrage hydroélectrique – GERD.

HCH

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