Chine/Djibouti/Iran : l’Iran et la Chine projettent-ils d’étendre leur coopération militaire conjointe jusqu’à la Mer-Rouge ?

Chine/Djibouti/Iran : l’Iran et la Chine projettent-ils d’étendre leur coopération militaire conjointe jusqu’à la Mer-Rouge ?

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Pris d’une panique soudaine, l’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite, Dya-eddine Saïd Bamakhrama, a fait un démenti hier sur des soient disant informations communiquées par des médias selon lesquelles des navires de guerre iranienne seraient ancrés dans les eaux territoriales du pays, ajoutant que les relations avec Téhéran étaient toujours rompues. L’ambassade de Djibouti à Riyad et le chef de la capitainerie du premier port accusent des médias qui ont publié des fausses informations sans toute fois citer les noms des médias en question.

En réalité, le gouvernement djiboutien panique parce que la Chine et l’Iran ont convenus à l’élargissement de la coopération bilatérale de deux pays à la marine sino-iranienne. Ce qui signifie que les deux parties pourront mener des opérations conjointes dans les eaux internationales et utiliser les bases navales conjointement.

Le jeudi 18 avril 2019, l’Iran avait célébré sa journée nationale de l’Armée à l’intérieur de Pékin. Devant les officiers chinois, l’ambassadeur iranien à Pékin avait exposé l’intérêt pour l’océan indien d’une coopération militaire sino-iranienne et il avait profité de l’occasion pour fustiger les États-Unis.

Il a rajouté que l’Iran n’acceptera jamais la présence de marines suprarégionales dans la région en océan indien.

L’un des terrains de coopération les plus sensibles se trouve évidemment en Mer Rouge où le bloc atlantiste mène des frappes contre les Houtis du Yémen.

En visite à Pékin, le ministre iranien des Affaires étrangères affirmait le 19 février 2019 que « le partenariat irano-chinois est désormais intégral », ce qui devrait être compromis comme étant le début d’une ère parfaitement nouvelle dans les relations Téhéran-Pékin dont la coopération militaire pourrait avoir une place de choix.

D’après des sources proches de la présidence djiboutienne, Ismaël Omar Guelleh aurait reçu une note de Téhéran qui informe le pouvoir djiboutien de l’utilisation probable des navires de guerre iraniens de la base navale chinoise à Djibouti. Ce projet d’accostage des navires iraniens à la base navale chinoise à Djibouti permettra aux bateaux de Téhéran de trouver un point de ravitaillement et d’entretien pour les longues missions en mer.

Bien que Djibouti ait rompu les relations diplomatiques avec l’Iran depuis janvier 2016, Ismaël Omar Guelleh entretient des relations secrètes avec Téhéran. En échange des rémunérations importantes, Guelleh fait partie des points de connexions entre l’Iran et ses alliés dans la Mer-Rouge.

À suivre…

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared