Djibouti / Égypte / Éthiopie : Apres l’Érythrée, Guelleh veut envenimer les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie

Apres le déclenchement de la guerre entre l’Érythrée et l’Éthiopie, en mai 1998, Ismaël Omar Guelleh se range du côté éthiopien et commence à créer des hostilités avec Asmara parce que le TPLF ou les tigrées et le régime d’Ismaël Omar Guelleh se sont engagés de se soutenir mutuellement pour garder les pouvoirs au détriment du peuple.

L’arrivée au pourvoir d’Abiy Ahmed et le rapprochement entre Addis-Abeba et Asmara exaspère Guelleh. Le TPLF, Guelleh et Abdi Iley forment l’axe du mal, une union secrète qui doit saboter les reformes express du premier ministre éthiopien.

Aujourd’hui Guelleh se rapproche de l’Egypte et pour contribuer à détériorer la relation entre Caire et Addis-Abeba et ainsi mettre la pression sur Abiy Ahmed.

En marge de la conférence des ministres des Affaires étrangères du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), jeudi à Nouakchott, la capitale mauritanienne, pour préparer la 31ème session du Sommet africain au niveau des chefs d’Etat les 1er et 2 juillet 2018, Shoukry a discuté avec son homologue djiboutien les développements politiques dans la Corne de l’Afrique, le dossier de l’eau du Nil et les développements dans les négociations du barrage Renaissance éthiopien.

L’Égypte compte énormément sur Djibouti pour assurer le développement économique et la sécurité dans la mer Rouge, le détroit de Bâb el-Mandeb et la région de la Corne de l’Afrique, d’autant que les deux pays font face aux mêmes défis et ont les mêmes aspirations. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a déclaré.

Shoukry a souligné l’aspiration de l’Egypte à la contribution de Djibouti à l’élaboration d’un mécanisme pour la sécurité et la coopération économique dans la mer Rouge, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ahmed Abu Zeid dans un communiqué.

L’Egypte espère également développer des relations avec Djibouti dans le domaine des ports, et étudie la possibilité d’établir une zone de libre-logistique égyptienne à Djibouti et une base de la marine égyptienne, d’après le régime djiboutien.

En 2011, l’Éthiopie avait commencé à construire  GERD – le plus grand barrage d’Afrique – sur le Nil Bleu, l’une des principales sources d’eau qui forme le Nil en aval.

Les Éthiopiens considèrent le GERD comme un projet national déterminant et un moyen de vaincre la pauvreté. L’Egypte craint toutefois que le barrage affecte sa part d’eau de 55 milliards de mètres carrés, à laquelle elle a eu accès depuis l’accord historique de 1959 avec le Soudan.

Hassan Cher


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