Djibouti / Chine / Ethiopie : Les droits des cheminots et la 107ème conférence internationale du travail à Genève de juin 2018.

À la 107ème conférence internationale du travail, qui se tient actuellement, du 28 Mai au 8 Juin 2018, à Genève, la délégation djiboutienne conduite par le ministre du travail djiboutien tente de refaire, malgré eux, l’image ternie du régime de Guelleh. Depuis plus de 20 ans Djibouti est devenu célèbre avec ses multiples facettes devant les instances internationaux et particulièrement l’OIT et le conseil des droits de l’homme. En lisant ce communique d’Omar Ali Ewado, président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme – LDDH, nous voir deux choses : 1 – l’habituel violation des droit du travail du régime de Guelleh et 2 – le lancement officiel de la vente de la république de Djibouti à l’Ethiopie.-

Communiqué de la LDDH

Il est des situations qui exposent les personnes à des conséquences dangereuses eu égard de l’histoire d’un pays.

Ainsi la LDDH vient d’apprendre que les contrats du travail soumis aux 120 employés diplômés du nouveau chemin de fer reliant Djibouti à l’Ethiopie appellent de sa part les remarques suivantes :

C’est la loi éthiopienne qui régira la vie professionnelle des employés djiboutiens, ainsi en a décidé la société chinoise exploitante de ce chemin de fer.

Pourquoi la prévalence de la loi éthiopienne sur celle de Djibouti car il s’agit d’une société binationale ?

Mis aux pieds du mur, ces jeunes employés ont été sommés soit de signer le contrat soit de déguerpir tant par les responsables politiques djiboutiens que par les responsables de la Société Chinoise qui exploite la ligne de chemin de fer Djibouto-Ethiopien.

Or, il était de la responsabilité des autorités djiboutiennes de défendre ces jeunes cheminots et ce, en refusant la prévalence de la loi éthiopienne en la matière pour les employés djiboutiens car derrière cela il en va de la souveraineté du pays.

Serait-il nécessaire de rappeler à qui de droit que le pouvoir d’achat d’un cheminot djiboutien avec un salaire calqué sur celui d’un éthiopien n’aura que des résultats néfastes.

Il est indéniable que les frictions entre la Direction et ces jeunes cheminots ne font que commencer alors que l’attente de tout un chacun était un emploi stable.

La LDDH exhorte les autorités politiques de Djibouti à œuvrer sans tarder pour l’application de la loi djiboutienne en ce qui concerne les employés djiboutiens de chemin de fer Djibouto-Ethiopien.

Et enfin, la LDDH souhaite, à ces jeunes cheminots djiboutiens une laborieuse carrière parsemée de progrès mais interpelle les autorités politiques de Djibouti d’assumer pleinement leurs responsabilités à l’égard du pays et des citoyens ce qui n’a pas été le cas cette fois-ci.

Le Président de la LDDH

Monsieur Omar Ali Ewado


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