Djibouti : 2è – La délégation djiboutienne à la 106è CIT de l’OIT à Genève en juin 2017 fuit la conférence.

Un proverbe somalien dit : « Doofaar abidkii ma daahiro oo ma daayo dabeecadiisa ». Dans une traduction directe en langue française, se proverbe signifie : Le phacochère n’est jamais propre et même s’il fait un effort pour être propre il ne peut se départir de ses habitudes. Et un autre proverbe arabe proche de celui-ci dit : « Le corps ne quitte une habitude que quand il se revêt du linceul mortuaire».

À Djibouti, tout le monde sait qu’un ministre, parlementaire, un juge, diplomate ou fonctionnaire de l’état est un figurant qui doit exécuter les taches des institutions du pays.  Ces institutions et hommes d’état doivent aussi fonctionnent pour faire croire à l’international qu’il y a une semblant d’état à Djibouti.

Mais en réalité c’est un seul homme qui décide pour tout et en tout dans ce petit pays de l’Afrique de l’Est.

L’une des bêtises la plus flagrante aux yeux de l’international est le cas du syndicat djiboutien. Depuis 1995 le gouvernement djiboutien fait promesses sur promesses à l’OIT mais rien ne bouge. Au contraire le gouvernement aggrave les choses en réprimant même les clones syndicaux,

La délégation djiboutienne dite tripartite déplacée pour assister à la 106ème conférence internationale du travail de l’OIT à Genève du 5-16 juin 2017 est restée sur place que 3 jours. Un membre du média en ligne « Djib-live » du gouvernement de Djibouti a été spécialement dépêché à Genève pour réaliser quelques photos avec le directeur de l’OIT pendant le bref séjour de la délégation.

Depuis le matin le jeudi 8 juin 2017, la délégation s’est dispersée à Londres, Bruxelles et Amsterdam pour passer des vacances de 15 à 30 jours. Or, la commission des vérifications de pourvoir de la 106ème CIT  de l’OIT à Genève en juin 2017 avait envoyé une convocation à la délégation gouvernementale djiboutienne afin d’écouter leur version sur une plainte de l’UDT/UGTD et rapport sur la situation syndicale à Djibouti en 2017.

Pour éviter l’humiliation la délégation a préféré prendre le large et un cadre de la représentation diplomatique de Djibouti à Genève est chargé de jouer la comédie devant la commission.

Aucun ministre ne peut se mettre sur le dos ce qui n’est pas du gout d’Ismaël Omar Guelleh, le président de Djibouti.

Hassan Cher


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