Djibouti : Le peuple djiboutien crève sous la pénurie totale et le clan du régime de Guelleh font leurs bains dans un coffre-fort plein des pièces en or.

coffre fort_kadra haïd et fatoumo-awoEn 1999,  Ismaël Omar Guelleh nous disait qu’incontestablement la priorité de sa présidence est l’emploi des jeunes,  la mise en place d’un fonds de garantie, une assurance et des facilités pour la création d’entreprises. Des microcrédits et des facilités d’emploi pour les petits entrepreneurs seront également mises en place répétés des barons du régime.

Guelleh va enrayer la pauvreté aussi grâce notamment au grand projet INDS [Initiative nationale pour le développement social, dévoilée en 2007, NDLR] et à la création d’une agence pour le développement social. Dans les quartiers les plus pauvres, des projets pilotes pour les ménages à faibles revenus seront lancés. La lutte contre la pauvreté passe aussi par la construction des routes et le renforcement des infrastructures. L’énergie est également un des principaux soucis de président Guelleh.

Qu’en est-il, 17 ans après, de toutes ces assertions de Guelleh?

Djibouti n’a rien perdu de sa superbe stratégique où se bousculent les soldats américains, français, japonais, espagnol depuis peu chinois et de navires de guerre de plusieurs autres Etats qui participent à la lutte contre la piraterie sur les côtes somaliennes.

Si toutes ces présences paient rubis sur l’ongle au président Guelleh qui a aménagé les caisses du Trésor national dans sa résidence de Haramous, il reste coupables de non-assistance à une population en danger, parce qu’incapable d’enrayer la mort à petit feu qui frappe des habitants du Nord et du Sud-Ouest, sous embargo alimentaire et sanitaire draconien instaurer par ses soins.

Les djiboutiens sont passés par des galères à bien des égards.

Dans l’administration publique, les arrières de salaires avaient atteints de 6 mois à 12 mois en fonction de secteurs entre l’année 1991 à 2004. Après une courte période d’accalmie voilà que le régime rackette depuis 2 mois les banques de la place pour payer ses fonctionnaires.

Ce malheur répétitif n’est pas anodin, elle prend racine dans la prise du pouvoir par une poignée de miséreux de l’Esprit. La misère est complexe et multiforme, celle qui affecte l’esprit et les cœurs est la plus redoutable dans la lignée humaine.

« La vraie misère est la misère de l’âme « disait Koné.

Bilaahi aleykum, quand vous avez des chasseurs de pigeons sous les viaducs, des accidentés misérables hissés sur la plus haute marche du podium, qu’espérez-vous qu’il advienne de la vie des djiboutiens.

Malheureuse et Malchanceuse, Djibouti, tu avais tout pour briller aux avant-postes des pays de la Corne, un petit pays, une démographie propice aux développements, une position géostratégique, des atouts au combien, jalousés par nos riverains….

Assister à un Djibouti, où les salariés sont devenus des gagnants d’une loterie nationale, tellement, par ci et là, les uns crient : « j’ai eu mon salaire  » un véritable Tombola, alors que ce pays regorge de manne financière ininterrompue convenable à tous les djiboutiens.

A côté, les titres fonciers, les jaillissements de villa, tel des champignons ne désemplissent point, partout des constructions, le paradoxe c’est que les caisses de l’état sont vides anormalement.

Qui dit mieux dans la gestion apocalyptique de la chose publique au pays des faiseurs de riches?

Cet entêtement de Guelleh, peut-elle cependant sauver le régime de Djibouti de l’implosion à cause de ses démons internes, de ses turpitudes et de ses dérives ?

Surement pas, parce qu’on peut entendre de plus en plus dans les discussions populaires des quartiers des menaces dont nous n’avions pas l’habitude. Se sont des menaces qui sont du genre : «  nous allons chercher notre salaire dans les caves de Haramous – on ira se servir chez IOG – etc… »

Hassan Cher

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