Somaliland : Dubaï demande l’aide de l’Éthiopie pour développer le Port de Berbera

somaliland flag01La monté en force des Houthis au Yémen a apporté une dynamique régionale qui façonne et refaçonne les alliances régionales. A commencé comme « la nouvelle rébellion Houthi » en 1992, le groupe a pris son nom populaire de son premier chef, Hussein Badreddine al-Houthi, tué en 2004. Mais il a plus d’ennemis que d’amis dans la région en raison des rapports qu’elle a avec les deux – l’Iran et la Syrie – opposés à la principal du camp de l’ennemi d’une effectif de 12 pays, pour l’instant, conduit par le Royaume d’Arabie saoudite.

Les Saoudiens ont formé une coalition plus large des états du Golfe, y compris l’Egypte, pour déloger les Houthis, qui sont à peu près sous leur contrôle Sana’a et la majeure partie du Yémen. Aucun pays opposant aux Houthis – du Sénégal au Soudan et le Qatar à Bahreïn – ne semble être volontaire pour mettre son nez dans la guerre par l’envoi de troupes terrestres au Yémen.

Un de ces pays dont le gouvernement a refusé de coopérer avec les Saoudiens dans cette lutte est Djibouti, un pays qui permet aux États-Unis de continuer à avoir une base militaire, la seule et plus grande sur le sol Africain. Le gouvernement de Ismaël Omar Guelleh prétexte ne pas vouloir se mêler dans les affaires intérieures du Yémen et s’est ironiquement désolidarisé avec ses plus grands investisseurs, les sultans des Emirats arabes unis (EAU). DP World de Dubaï est un partenaire majeur du gouvernement, les dépenses de près d’un demi-milliard de dollars dans la mise en place de nouveaux terminaux à conteneurs et du port de pétrole à Doraleh. Sa société sœur, Dubaï World Afrique, a investi près de 250 millions de dollars la construction et l’exploitation de Djibouti Palace Kempinski, l’hôtel de luxe le plus important le long de la mer Rouge.

Néanmoins, les relations entre les dirigeants de Djibouti et les Sultans à Dubaï ont été émaillées de tension depuis quelques années maintenant. Aucun des six nouveaux ports en cours de développement d’après le régime n’ont vu un sou venant de Dubaï, mais presque tous sont financés par les prêteurs chinois. Le gouvernement de Djibouti a effectivement déposé une plainte contre DP World devant un cours commercial à Londres sur des failles constatées dans la concession que Guelleh avait signé avec eux pour faire fonctionner les ports. Ces failles dans le contrat, signé et tenu en secret par Guelleh depuis plus de dix, ont facilité que des compensations soient indûment bénéfique pour DP World seulement. Guelleh s’acharne particulièrement sur DP-World parce que l’UAE n’a pas accepté de l’aider dans les conflits sans fins qui ont éclaté entre lui et son ex-trésorier et facilitateur des rapprochements avec Dubaï, le milliardaire djiboutien Boreh. Ajoutez à cela un incident récent où un officier militaire de haut rang djiboutien a giflé le consul de l’Emirats Arabes Unis à Djibouti, qui a conduit à la rupture des relations diplomatique entre les deux pays.

Les Sultans de l’Emirats Arabes Unis semblent maintenant être déterminés à rompre petit à petit tous les liens avec Djibouti. Ils ne sont pas moins déterminés à aller à la porte d’à côté, en Somaliland, et à y faire autant des merveilles pour le port de Berbera comme ils l’ont fait avec Djibouti il ​​y a près de 15 ans.

Formellement reconnu par aucun pays, le Somaliland est situé dans une région tourmentée et est incapable d’offrir les garantis nécessaires pour le type de flux d’investissement que Hargeisa peut recevoir des pays tels que ceux du Golfe. Ainsi, il est indispensable de trouver un partenaire avec la puissance et la capacité à assurer la sécurité régionale et tant le besoin d’un accès alternatif à la mer est cruciale pour les Sultans. Sans surprise, aucun pays autre que l’Ethiopie ne correspond à ce profil pour l’instant.

Les Sultans de Dubaï sont très intéressés d’impliquer les autorités éthiopiennes sur un perspective de développer conjointement du port de Berbera au sud-est de l’Ethiopie. Une délégation de Dubaï était récemment à Addis pour des réunions des hauts niveaux avec des fonctionnaires de l’administration du Premier ministre, Hailemariam Desalegn, afin d’explorer l’intérêt pour les Ethiopiens d’acquérir des actions dans la société qui est en passe de prendre la concession du développement et de la gestion du port de Berbera.

Si les autorités éthiopiennes en effet répondre avec un hochement de tête positive à une proposition de Dubaï sur la possibilité de développer le Port en Somaliland, autant vecteurs pas de moindre sont à surmonter.

L’Ethiopie ne sera pas en mesure de prendre des actions dans le projet du port de Berbera ni garantir sa protection sans avoir consulté au préalable reçu l’aval de Mogadiscio qui est l’autorité compétente pour signer des concessions au niveau national. Quant à l’autre côté, les sécessionnistes de Hargeisa ne pourront jamais accepter que la Somalie leur dicte la gestion de l’économie de la Somaliland.

Bolloré qui lorgnait depuis longtemps le port de Berbera a déjà fait les frais du tiraillement sans solution entre Hargeisa et Mogadiscio.

Hassan Cher
 


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