Djibouti : La France cèdera de la place à Djibouti pour les futurs dix-mille militaires chinois de Guelleh

François HollandePièce maîtresse, depuis longtemps, du dispositif de la défense française aux portes du Bab-El-Mandeb, à l’entrée de l’océan Indien et à quelques kilomètres du Canal de Suez, Djibouti semble ne plus intéresser peser dans l’échiquier de la politique de Paris. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian doit s’y rendre pour annoncer au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, que la France va procéder avant l’hiver, au retrait de quelques centaines sur son contingent de 2600 soldats.

Cette nouvelle décision politique de la France plaît et est du goût de Guelleh qui a déjà signé un accord avec les chinois qui pensent se faire des bases militaires à Djibouti avec, au depuis, un effectif de 10.000 militaires. Les chinois non regardants sur l’état des droits et la démocratie dans le pays rassurent le parrain du régime djiboutien. En plus le gouvernement chinois, premier détenteur de la dette extérieure de Djibouti, ne peut rien se voir refuser. Environ 45% des 112% du PNB  de la dette de la République de Djibouti est constituée de prêts chinois, garantis par des concessions, consentis pour la plupart au cours de ces cinq dernières années.

Chose qui n’est pas du goût de tout le monde !

La majorité de la population djiboutienne voit le «départ » amorcé de la France de leur pays comme un abandon de l’ancien colon devenue au fil du temps un garant de la stabilité de ce petit pays de la Corne de l’Afrique tourmenté.

La présence militaire française à Djibouti fut le seul gage positif dans la liste de critères pour apprécier les stratégies d’incitations à l’investissement direct étranger dans ce bout des terres arides dont un homme d’intérêt tient de main de fer.

Qui est Guelleh ?

Guelleh est né à Dire-Dawa, en Éthiopie durant le règne de l’empereur Haïlé Sélassié Ier. Lorsque Guelleh était plus jeune, il a assisté à une école islamique traditionnelle. À la fin des années 1964, Guelleh migré vers Djibouti avant de terminer l’école secondaire. Il a ensuite rejoint la police, devenant un officier subalterne.

Le plus haut niveau de formation académique formelle connu pour être atteint par Guelleh est secondaire. Bien qu’il ait reçu la formation du Service de sécurité nationale somalienne et des Services Secrètes français, sachant qu’il était destiné à devenir le successeur de son oncle. » La clé de la réussite de Guelleh est la manière habile dont il a joué les cartes dans sa main forte ».

Hassan Cher

 


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