Soudan du Sud : Les rivaux de Soudan du Sud sont des instigateurs de guerre, disent les médiateurs

crimes_de_guerre_au_Soudan_du_SudLes médiateurs qui tentent de négocier un accord de paix pour le Soudan du Sud ont publié un reproche cinglant le mardi d’hier au sujet des factions en guerre dans le pays, les accusant de chercher la victoire militaire plutôt que d’une fin négociée à la guerre civile.

Mahboub Maalim, secrétaire exécutif de l’IGAD, organisation intergouvernementale d’Afrique de l’Est qui est le médiateur principale de la négociation qui a repris ce mardi, a déclaré que le président de Juba, Salva Kiir, et le chef rebelle, Riek Machar, étaient «stupides» s’ils pensaient qu’ils pouvaient gagner sur le champ de bataille.

Les commentaires sont venus quelques heures avant que Kiir et Machar, dont les forces ont passé à en découdre pendant six mois, ont été contraint de se retrouver dans l’une des premières réunions en face-à-face dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

« Personne d’autre n’est à blâmer autre que les parties elles-mêmes », a déclaré à l’AFP Mr Maalim.

« Si nous voulons établir des fautes c’est la leur, je pense que parfois, ils pensaient qu’ils pouvaient gagner sur le terrain militaire, ce qui est très stupide de leur part. »

Le président Kiir et le chef rebelle Machar se sont rencontrés ce mardi pour leur première réunion dans un mois et seulement le deuxième depuis que la guerre civile a commencé. Des séries de pourparlers de paix précédents, cependant, ont été retardées à plusieurs reprises.
Les délégués des deux côtés se sont réunis dans des hôtels de luxe dans la capitale éthiopienne depuis Janvier, mais peu ou pas de progrès n’ont été réalisés avec les deux parties. Ils se chamaillent sur l’ordre du jour et même le lieu de discussions.

Un accord de cesser le feu signé par Kiir et Machar le 9 mai a été violé à plusieurs reprises, l’approfondissement de la crise, dans la jeune nation, qui a déjà tué des milliers et contraint plus de 1,3 million de personnes de leurs foyers.

Pour le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom, les deux parties sont coupables de violations du cessez-le.

« La situation sécuritaire est dans un état fragile … si cette situation désastreuse dans cette jeune nation n’est pas abordée de toute urgence, il est inévitable que cela causera une situation catastrophique indicibles», a-t-il déclaré.

Maalim a déclaré que le dernier cycle de négociations va traiter de questions concrètes, y compris face aux violations du cessez-le feu et assurer l’accès humanitaire, et que les médiateurs régionaux prendraient une ligne beaucoup plus difficile.

« Ce sera beaucoup plus tangible, beaucoup plus concret, et … beaucoup plus difficile qu’elle ne l’a été, » dit-il. «C’est quelque chose qui doit arriver à sa fin, il n’y a pas deux issues pour ce sujet. »

AFP


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