Ouganda : La police ougandaise ignore la présomption d’innocence et met les suspects à la merci de la vindicte publique

policier africaineLa police a publié les noms des personnes qu’ils soupçonnent être des terroristes et pourraient tenter d’entrer dans le pays pour mener des attaques terroristes.
Le porte-parole de la police, Fred Enanga, a déclaré : « toutes les unités des forces armées ont été informés des neuf suspects. La direction de la lutte contre le terrorisme liste des noms de terroristes présumés d’origine somaliens qui sembleraient intéressés d’entrer en Ouganda pour planifier et mener des attaques terroristes».

Depuis les attentats de Kenya menés par des hommes armés, les forces de sécurité ougandaises ont resserré leurs poignées pour assurer que les ougandais ne subissent pas le même sort.
L’alerte est dite être l’un des succès de la coopération entre la police ougandaise et le National Intelligence and Security Agency (NISA) de la Somalie.

Le message d’alerte de la police de l’Ouganda sur les neuf suspects se présente comme suit: «Tous les points de passage frontaliers, les unités de la police territoriale, et tous les réseaux de lutte contre le terrorisme, les équipes mobiles, dispositifs anti-crime et les informateurs sont priés d’être à l’affût pour les personnes portant les noms ci-dessous et vérifiez leur documents qui comprennent les passeports, les cartes d’identité, les cartes Visa et d’autres formes de transactions financières ».

Le message ajoute: «Si vous avez vu, arrêtez, détenez il est urgent d’en informer la Direction de la lutte contre le terrorisme à travers les lignes téléphoniques sans frais suivantes ».

Les noms des présumés terroristes publiés sur la place publique :

AIbrahim Abdurahman Ahmed
Mohamed Nur Mumye,
Abdirazack Yusuf Aden,
Mohamed Hirsi Yusufu
Hussein Yusufu.
Abdullahi Rage Omar,
Mohamed Abdi Ali
Hassan Ali Liban
Bilal Adan Khyre

Les violations de loi et des droits de l’homme

– La présomption d’innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement prouvée.

La présomption d’innocence, telle qu’entendue actuellement dans la plupart des pays, se fonde sur l’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 de l’ONU qui la formule de la façon suivante :

« Article 11. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis. »

Outre la présomption d’innocence, le premier alinéa fonde les droits de la défense. Le deuxième alinéa fonde le principe de légalité des délits et des peines:

« Tout inculpé a le droit d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l’issue d’un procès public et équitable. »

Hassan Cher


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