Kenya : les médicaments de contrefaçon sont un fléau difficile à endiguer

drapeau KenyaLe Kenya a lancé lundi une campagne nationale de répression de la contrefaçon de médicaments, un fléau qui sape le traitement des maladies mortelles qui frappent ce pays d’Afrique.

Des hauts responsables ont fait savoir que les autorités policières et douanières avaient renforcé leur vigilance aux postes frontière pour décourager l’importation de faux médicaments.

« Nous avons renforcé les mesures pour veiller à ce que les médicaments circulant sur le marché soient sûrs et efficaces. Les inspections ont été multipliées et des commerçants sans scrupule vendant des médicaments de contrefaçon ont été arrêtés « , a déclaré le pharmacien en chef du ministère de la Santé, le docteur Kipkerich Koskei.

M. Koskei s’adressait aux journalistes à Nairobi pour le lancement d’une campagne de répression du Bureau des pharmacies et des poisons contre les laboratoires clandestins dans le comté de Nairobi.

Cette répression a pris pour cible des installations informelles vendant des médicaments non conformes, une pratique fleurissante en raison du manque de contrôles, de la pauvreté et de l’ignorance du public.

Au cours de cette opération lundi, 30 pharmacies clandestines ont été fermées et leurs propriétaires arrêtés en attendant leur mise en examen mardi.

Le Kenya a investi dans des équipements technologiques sophistiqués pour détecter les médicaments de contrefaçon aux points d’entrée du pays.

Le pharmacien en chef a observé que la menace des médicaments de contrefaçon avait reculé cette décennie grâce aux progrès de la coordination entre les agences, de la technologie et de la sensibilisation du public.

« En 2007, la couverture de l’assurance maladie sur les médicaments s’élevait à 16 %, mais aujourd’hui ce chiffre s’est hissé à 99,2 % suite au renforcement des inspections du bureau des pharmacies et des pharmacies et des poisons. Le Kenya est une voie de transit pour les médicaments et nous sommes déterminés à assurer l’efficacité de ceux-ci « , a déclaré M. Koskei.

Le Kenya a demandé l’aide d’Interpol pour confisquer les médicaments contrefaits. M. Koskei a ajouté que la surveillance post-commercialisation a été intensifiée pour s’assurer qu’il n’y a pas de médicaments d’origine douteuse sur le marché.

« Nos inspecteurs visitent les sources d’importations pour vérifier si les processus de fabrication respectent des critères internationaux », a déclaré M. Koskei. Il a révélé que des antipaludéens, des analgésiques et des antibiotiques constituent la grande partie de médicaments contrefaits.

Le personnel de sécurité du Kenya ont arrêté 926 suspects pour leur implication dans la distribution de médicaments contrefaits au cours d’une récente vague de répression.

Le chef de la Division de l’inspection et de la surveillance, au Conseil de la pharmacie et des poisons, Ahmed Mohammed a révélé que dix nouveaux centres seront ouverts à travers le pays pour renforcer la lutte contre les médicaments contrefaits.

« Nous avons déployé des agents de contrôle dans tous les comtés afin de minimiser la circulation de médicaments contrefaits. Toutes les pharmacies doivent respecter les normes de base et doivent être gérée par des pharmaciens titulaires d’une licence en la matière, a souligné M. Mohammed.

Il a noté que les bidonvilles sont l’épicentre de la contrefaçon de médicaments car sa forte population; l’insécurité et l’infrastructure cassée inhibent des inspections approfondies.


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