Djibouti : Ismaël Omar Guelleh a fermé la mosquée El-Rahma du quartier 7 bis en signe de répression à quelques jours du mois sacré de Ramadan

IOG annule les prières des vendrediOn vient d’apprendre que le Ministre des Affaires Musulmanes et des Biens Waqfs de Djibouti, Aden Hassan Aden dit Balalo, a déclaré  zone de guerre la superficie sur laquelle la mosquée du quartier 7 bis, El-Rahma, est construite et le lieu de culte a été immédiatement fermé aux fidèles.

Cette décision arbitraire et contraires aux instruments juridiques nationaux et internationaux est tombée à quelques jours du début du mois sacré de Ramadan pour les musulmans du monde comme ceux de Djibouti qui représentent 99% de la population.

(« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi ». La liberté de conscience, qui englobe la liberté de religion1 et la liberté par rapport à la religion (freedom of and from religion), désigne le choix fait par un individu des valeurs ou des principes qui vont conduire son existence. Ce choix est de manière générale plus ou moins encadré par les lois du lieu d’existence.)

Les motifs avancés par des fonctionnaires du régime djiboutiens sur la fermeture de la mosquée sont :

1 – le régime dit qu’un jeune imam proche neveu de Mohamed Daher, un citoyen Djiboutien déchu de la nationalité djiboutienne pour ses opinions politiques, a lu le vendredi passé un serment anti-dictature ;

2 – deuxièmement le vendredi étant le week-end à Djibouti, comme beaucoup des pays musulmans, les djiboutiens se mettent à manifester juste après la fin de la prière principale du vendredi, vers 13h de l’après-midi. En quelque sorte la mosquée, pour le régime, les mosquées sont devenues les relais de la révolte populaire menée par les partis de l’opposition unifiés sous la plateforme USN.

Or, des sources proches du régime qui nous ont soufflé en catimini nous ont appris que ce mosquée est la fief d’un de trois imams créateurs du parti politique non reconnu par le régime djiboutien et dénommé Model et détenus à la prison centrale du pays depuis plus d’un an pour leurs opinions politiques. Comme, ils seront libérés bientôt, le régime craint qu’ils ne ravivent la mosquée et fassent des prêches enflammés qui relanceront des bel les protestations populaires.

Cette décision a déjà, depuis hier soir, crée des nouvelles protestations sur la route d’Arta qui est l’une des axes qui reliés le premier port de Djibouti vers les quartiers Sud-Ouest de la capitale.

D’autre part, ces événements entacheront profondément la tournée politique du parti au pouvoir, le RPP, prévu au mois de Ramadan.

HCH


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