Ethiopie : Rebondissement d’un incident diplomatique au sommet de l’UA à Addis-Abeba le 30/01/2014

UA-DRAPEAUL’incident en question s’est déroulé le 30 janvier, lors du dernier sommet de l’Union Africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, dans la capitale éthiopienne. Vous pouvez visionner la vidéo qui accompagne cet article.

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui avait menacé de quitter le sommet, est finalement resté malgré l’offense. L’affaire n’a cependant pas été laissée aux oubliettes. Selon Le Reporter, c’est l’ambassadeur du Mali en Ethiopie qui a été chargé par IBK d’introduire une plainte pour bousculade auprès des autorités éthiopiennes. Chose qui est désormais faite.

Rappelons que sur la vidéo, on voit un agent de sécurité en train de s’excuser devant le président de la république qui était dans tous ses états. Et pour cause, il avait été bousculé par l’agent de sécurité qui ignorait, on ne sait comment, qu’IBK était un Chef d’Etat. En plus de cette énorme bêtise de la part de l’agent, ce dernier a catégoriquement refusé de donner son nom au président malgré qu’il ait réitéré cette demande à plusieurs reprises.

« Le dernier sommet de l’UA à Addis-Ababa le 30 Janvier dernier fut le théâtre de ce qu’on pourrait qualifier d’incident diplomatique entre le Mali et l’hôte du sommet. Un officier chargé de la sécurité du sommet n’aurait pas reconnu le président malien Ibrahim Boubacar KEITA et l’aurait bousculé à l’entrée. Il en faut dix fois moins pour faire sortir IBK de son gong. Sa réaction fut des plus énergique, ne pouvant être retenu par le protocole, il a voulu lui-même régler ce manque de considération dû à son rang de chef d’état officiellement invité. S’exprimant bien en anglais langue officielle locale il a tenu à faire savoir son agacement et son indignation. Il a menacé de surseoir à sa participation au sommet en insistant sur son désir d’avoir l’identité de l’officier de la sécurité afin de rendre compte à qui de droit. Le refus de l’officier aggravait la colère et l’impatience du président malien qui finira par laisser son protocole s’en occuper.
Depuis cet incident, quatre mois se sont écoulé mais aucune trace n’est parvenue dans la presse malienne. L’entourage du président sait bien garder les petits secrets du train-train quotidien de la vie présidentielle. La leçon à tirer de cet épiphénomène est qu’il ne faut jamais chercher à commettre des écarts dans le protocole présidentiel quand le président se nomme Ibrahim Boubacar KEITA. Un homme averti en vaut de »


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