Djibouti : MAIS OÙ SONT PASSES LES CANDIDATS DE LA MASCARADE DE GUELLEH DU 8 avril 2016?

les candidats du mascarade de Guelleh du 8 avril 2016Aujourd’hui dans la foulée de la déclaration du ministre de l’intérieure et sans doute dans une allocution préenregistrée le dictateur jamais sortant s’est réinvesti pour 5 ans de plus. Le score laisse sans voix plus d’un, 86% des voix exprimées se serait donc porté sur le candidat du pouvoir. L’opposition participante prend une raclée historique. De mémoire d’élection à Djibouti on aurait enregistré une telle défaite.

Omar Elmi Khaireh et Mohamed Daoud Chehem récoltent respectivement 7.32% et 2%.

Ebahi, chaos debout, les militants de l’opposition qui ont cédé qui ont cru à la sirène d’une opposition errent esseulés dans la rue de la capitale à la recherche de leurs leaders disparus des radars.

Beaucoup attendait leurs interventions sur les réseaux sociaux pour rejeter la mascarade ou du moins expliquer cette bérézina électorale, cette déroute inattendue. Le directeur de campagne de OEK le bavard Djama Amareh Maidal a parait-il perdu son téléphone et en même temps sans doute sa langue. Durant la campagne le Team du candidat OEK n’a cessé de mettre en garde le candidat sortant contre toute tentative frauduleuse. A les croire le pays s’enflammerait aussitôt ! Et comme la harangué Ina Dabas Wayne on allait même mourir ! Ce discours guerrier annonçait selon certains un bras de fer à la 2013 et pariaient désormais sur un pays bicéphale où IOG et OEK se disputeraient la présidence. C’était sans compter sur le courage du Team Khaireh qui n’ose mettre leurs museaux dehors. C’est l’échec de l’inexpérience et de l’incompétence.

Mais où sont-ils ? Comment expliquer leur silence ? S’agit-il du silence de l’aveu : une manière de reconnaître leur défaite ?

Au vu du score, difficile en effet de l’expliquer par le seul fait de la fraude. Il aurait fallu des bourrages d’urnes sans précédent dans la commune de Balbala et de boulaos qui totalisent à eux deux plus de la moitié des électeurs pour permettre au candidat sortant d’avoisiner le 90%. Autres éléments qui pourraient aisément expliquer ce score est le boycotte massif des électeurs de l’opposition qui ont boudé les urnes. Dans les deux cas le désaveu est sanglant. Comment ne pas voir dans ces scores la sanction de l’amateurisme ? Le Pari inconsidéré selon lequel « même une chèvre battrait IOG » était bel et bien risqué.

IOG a-t-il quelque chose à craindre de ses créatures mise en orbite par ses soins ? La réponse s’inscrit en filigrane dans les résultats de cette élection tant redouté et qui finit en promenade de santé. La réponse s’inscrit également dans l’attitude belliqueuse de la campagne subitement transformée en silence en post-campagne.

Toujours est-il, silence ou pas Omar Elmi Khaireh portera à jamais deux lourdes responsabilités : la casse de l’unité de l’opposition et plus grave encore la remise en selle d’une dictature affaiblit et chancelante. Il a été averti des conséquences d’une telle participation qu’il l’assume sans verbiage lui et lui seul.

Ceux qui l’ont encouragé en cachette ou au su de tous n’en porte pas moins cette responsabilité ! Qu’ils s’en aillent tous : Qui mendie en silence, meurt de faim en silence.

 

Mahamed Robleh Bourale


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