Somalie : Epuration ethnique contre les Bantous somaliens « Jareer-weyne » menée par Ahmed Madobe, président de Jubaland…

JubalandLe Général Siad Barre est commandant de l’armée du gouvernement démocratique de Somalie lors de son accession à l’indépendance en 1960. Après avoir accédé au pouvoir par le biais d’un coup d’état, il devient le président de la République démocratique somalie de 1969 à 1991.

Pendant cette période il instaure un régime sanguinaire qui persécute et réduit à néant la capacité économique, politique et militaire des autres tribus et clans alors qu’à même temps deux clans étaient privilégiés. Il s’agit du clan de Siad Barre, le Marehan, et l’Ogaden, un autre clan de la fédération tribale DAROD et à même temps le clan de sa mère.

Ces deux clans ne s’accaparent pas seulement du pouvoir politique mais aussi de l’économie, les Marehans font la main mise sur les secteurs des services et l’industrie quant aux Ogaden les secteurs agricoles. Ainsi des groupes d’Ogaden et petit groupes de Majertens s’installent à Kismaayo, capitale d’un grenier de la Somalie.

Les premières populations de deux clans précités sont arrivées à Kismaayo entre 1975 à 1985 et le deuxième vague sont ceux qui ont fui de Mogadiscio au début de la guerre civile 1991 à 1992.

Le Jubaland a fait sécession en 1998 mais n’a eu sa reconnaissance qu’en 2013. Ahmed Mohamed Islam, dit Ahmed Madobe, chef de la milice Raskamboni movement, devient président de l’état région de Jubaland.

L’état régional est reconnu par le président fédéral de la Somalie après la signature d’accord entre Ahmed Madobe et des émissaires de l’état fédéral à Addis-Abeba en Aout 2013.

Ahmed Madobe, du clan d’Ogaden, compte avec sa milice bien armé mettre sous sa domination les autochtones. Depuis un mois qu’il a commencé des chasser de leur terre ancestrales des clans minoritaires. Entre 600 à 1000 familles des Bantous somaliens ou Jareer-weyhne sont chassés de Kismaayo et une dizaine massacrée sur les chemins d’exodes.

Nous assistons le débute d’une épuration ethnique qui se déroule sous les yeux des forces africaines, AMISOM, et particulièrement les forces kenyanes dont certains des Bantous somaliens ont des liens de parentés ancestrales.

Wikipédia

« Les Bantous somaliens (aussi appelés Jareer, Gosha ou Mushunguli) sont des habitants de la Somalie, descendants de personnes de divers groupes bantous d’Afrique de l’Est déportés en Somalie comme esclaves au XIXe siècle..

Outre ces Bantous on trouve en Somalie des Swahilis qui vivent dans des villes portuaires – comme les Bajuni à Kismaayo ou les habitants de Brava – et qui parlent également une langue bantoue, le swahili.

En tout, le nombre de Bantous en Somalie avant la guerre civile est estimé à 80,000 habitants (estimation de 1970) mais actuellement à 200.000 individus, principalement installés entre les rivières Jubba et Shebelle dans le Sud du pays. »

 Hassan Cher

vidéo du nouveau président des Bnatous somaliens ou Jareer-weyhne : Eng. Yarow Shaarif Aden


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