Djibouti : Enclin aux pratiques tortionnaires, il a servi le colonisateur, il a servi le régime et le sert toujours pour…

SANYO DIGITAL CAMERAEnclin aux pratiques tortionnaires, il a servi le colonisateur, il a servi le régime et le sert toujours pour exécuter les actes les plus lâches envers les citoyens qui se sont levés contre l’indignité.

Espion de premier plan, il cherche la satisfaction du système par la collecte d’informations voire par la création de renseignements. Il fait régulièrement, sans la demande de sa hiérarchie, un état des lieux de la psychologie des détenus politiques. Étonnant ! Qu’il est espion, il le dit cyniquement.

Inassouvi comme la Géhenne, il vit par les souffrances répétées de prisonniers dont certains croupissent à Gabode depuis des années parce qu’il a fait exprès de ne pas mettre leurs noms dans les listes des personnes graciées. Ces listes, il les établit comme bon lui semble, sans critère objectif. Insensible, il se rassasie des douleurs des plus vulnérables d’entre eux. Parfois, ils meurent au seuil de l’hôpital parce qu’ils sont été évacués trop tard. On dirait un buveur de sang.

C’est un beau parleur pourtant un nullard. Il ne comprend rien de ce qui se passe autour de lui, de l’enjeu politique. Il se revendique de tout connaître : Indépendantiste, il l’a été. Prisonnier politique, il l’a été. Diplômé, il l’est. Homme d’expérience, il l’est. Anti tribaliste, il l’est. Il est égal à lui-même, un espion, un sanguinaire, un ignorant de premier degré.

Seul contre tous, forcément, les agents pénitentiaux se soumettent à ses ordres. Pour eux, il est le plus honni de tous. Il a essayé de les diviser, de les tribaliser, de le punir. En vain. Démoralisés, ils attendent qu’il disparaisse.

À la mosquée, il se fait remarquer par sa présence ostentatoire au premier rang. À la sortie de la prière, il salue le maximum de gens surtout les plus aisés et les plus influents de la société. Tout cela, pour donner de lui l’image d’un pieu ? Faux ! C’est un spécialiste de l’hypocrisie.

On dirait que toutes les institutions de l’État viennent sous son autorité. Par exemple, il se permet de réglementer les visites des proches, à l’hôpital Peltier, lors de l’hospitalisation d’un détenu. De la porte du malade, il tente de refouler le médecin traitant.

Pointé du doigt, aujourd’hui, il est connu de tous. La crise politique actuelle a fait de lui une personnalité célèbre par son ignominie. Il voulait des galons mais sa déchéance semble être annoncée. En octobre, il part en retraite car il a accompli sa mission de tortionnaire de la manière la plus abominable. Lui, pour être plus sanguinaire, il veut rester inamovible. Sans l’uniforme, en ville et ailleurs, il se voit menacé de toutes parts. Il n’attend rien de bon de personne.

Le 9 mars, il a refusé d’autoriser le traitement médical indispensable contre la tension artérielle de Cheik Bachir. Pour les visites des vendredis prochains, il vient d’établir des restrictions qui n’autorisent l’accès à la prison qu’aux familles des trois cheiks.

Cette personne, qui est-ce ? Elle s’appelle Ali Xodh. Elle représente le mal personnifié. C’est une espèce sans cœur. Pour mieux la comprendre, je lance un appel à la contribution des spécialistes de la psychologie.

 

Par SAAD ALI AWALEH


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