Afrique: Le MAEP, piqué par le virus africain de la gabegie

MAepY a-t-il une malédiction africaine indécrottable à propos de la bonne gouvernance? Il faut le craindre au regard de la tournure qu’est en train de prendre le MAEP. Il a été imaginé pour inculquer la bonne gouvernance dans les pays en Afrique, dans le sillage de la création du NEPAD, cette initiative africaine, endogène construite sur le postulat que «  l’Afrique dispose de ressources humaines, matérielles, technologiques nécessaires à la promotion de son développement et à la réduction de la pauvreté  ».

Le MAEP devait outiller et assister les Etats africains au niveau de leur talon d’Achille, « la mal gouvernance  ». A l’épreuve, c’est le contraire qui est en voie de se réaliser, comme le démontre assez éloquemment cette enquête minutieuse conduite par la journaliste Ramata Soré au cœur de l’institution, à Addis Abéba (Ethiopie) et à Johannesburg (Afrique du Sud) siège du MAEP.

En effet, les maux qui font le lit de la mal gouvernance dans les pays africains ont été méticuleusement importés au MAEP. C’est d’abord l’irrespect des textes et des dispositions statutaires.

Un président dont le mandat est prévu pour durer un an, reste indéfiniment à la tête de la structure, sans qu’aucun amendement n’ait été opéré sur les textes et dans l’indifférence des autres chefs d’Etat. Le personnel recruté sur des bases qui violent les textes en raison de leur proximité avec une éminente personnalité de l’UA. C’est le cas d’un directeur, aux compétences douteuses, frappé par la limite d’âge de surcroît, mais maintenu par on ne sait quelle magie? Des chasses gardées sont créées par ressortissants ou pour une catégorie d’africains.

Le MAEP en très peu de temps a attrapé le virus africain de la mal gouvernance avec tous les détournements de fonds qui vont avec et cela avec une apparente complicité ou indifférence d’institutions internationales, parangons de la gestion vertueuse par ailleurs.

Le MAEP qui devait faire le lit du développement et de la lutte contre la pauvreté est minutieusement sapé de l’intérieur. Il est aujourd’hui dévoyé et peut-être condamné à mourir, emporté par le mal qu’il était supposé aider à guérir. Enquête exclusive.

Ramata Soré

Liens:

1 – photos: https://www.flickr.com/photos/110160653@N05/sets/72157643746916533/

2 –  documents : MAEP


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