Somalie : Une crise sans précédente entre l’armée somalienne et Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo, président de la Somalie.

Somalie : Une crise sans précédente entre l’armée somalienne et Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo, président de la Somalie.

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Le gouvernement somalien avait approuvé en 2018 un budget de 340 millions de dollars américains pour l’exercice 2018/2019, soit 65 millions de dollars de plus que l’exercice précédent. Le 29 octobre 2018, le ministre des Finances, Abdirahman Duale Beyle, a déclaré que 55 % du budget serait financé par des sources de revenus internes, tandis que le déficit serait financé par les donateurs. Beyle avait déclaré que les revenus ont augmenté de 143 millions de dollars l’année précédente à 143 millions de dollars en 2017. Il a précisé que 42 millions de dollars avaient déjà été réalisés au premier trimestre de 2018.

Le Premier ministre a attribué la hausse des recettes à diverses réformes fiscales mises en place par le gouvernement, grâce au peuple somalien qui a collaboré avec le gouvernement pour collecter des impôts afin de parvenir à l’autosuffisance. « Je suis ravi que le gouvernement ait approuvé aujourd’hui le budget national 2019. Notre budget s’élève maintenant à 340 millions de dollars », a déclaré Hassan Ali Kheyre — le Premier ministre de la Somalie.

Quelques chiffres sur la Somalie:

Désignations Chiffres
militaires
Budget
national
01 Budget annuel de l’armée   $  58.960.000  
02 Effectif de l’armée 20.000  
03 Chars de combat 10  
04 Véhicules blindés 100  
05 Artilleries 30  
06 Véhicules Sol-sol 10  
07 2018/2019   $  340.000.000
08 Montant détourné en 2018   $  50.000.000

Malgré la fanfaronnade du gouvernement somalien en octobre 2018, le ministre des finances somalien, monsieur Abdirahman Duale Beyle, n’arrive pas à payer les salaires de l’armée somalienne. L’arriéré de salaire de l’armée somalienne est estimé à 4 mois.

Une tension s’est installée entre l’armée nationale somalienne et le gouvernement depuis deux semaines à cause des discours controversées du ministre des Finances somaliennes et du Premier ministre qui ont prétendu devant les micros que les soldats ont touchés leurs paies et que l’état fédéral ne leur doit rien.

La situation s’est aggravée depuis hier quand le Premier ministre de la Somalie, Hassan Ali Kheyre, a tenu des propos agressifs contre l’armée nationale qui se permet de les traiter, d’une manière sous-entendue, des bandits ou des alliés d’Al-shabab.

Près de 5 000 militaires ont quitté hier les régions de Bas et Moyen Shabelle et la mutinerie s’est élargie ce soir à la région Banaadir, dont se trouve la capitale Mogadiscio. L’armée a abandonné, le soir du 21 mars 2019, tous les barrages de protection de la capitale. Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo a renforcé la surveillance de l’aéroport Aden-Cade de Mogadiscio avec des éléments de la police de la capitale vu que les militaires ont déserté le lieu. Farmaajo a aussi rencontré des officiers de la force ougandaise membre d’AMISOM en stationnement à Mogadiscio afin que ces derniers puissent assurer la protection du président de la république de la Somalie dès demain matin, le 22 mars 2019, parce que la mutinerie de l’armée est devenue presque incontrôlable.

On craint que les jours à venir soient décisifs pour le pour voir de Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo et son Premier ministre parce que l’armée jure de prendre Villa-Somalia, la présidence de l’état fédéral, si la totalité de leurs salaires ne sont pas versée rapidement.

Le Premier ministre, Hassan Ali Kheyre, a tenté de résoudre le problème par la voie ethnique. Il a rencontré les sages de l’ethnie Hawiye, dont 80 % de l’armée nationale sont issue. Les doyens Hawiyes ont clairement fait savoir Kheyre qu’ils n’interviendront que s’il s’excuse auprès de l’armée pour les propos insultants qu’il a tenus à leur égard et qu’il donne une garantie que les salaires seront versés avant la fin du mois de mars 2019. Le Premier ministre, de nature hautain, a rejeté les propositions des sages Hawiyes et les rencontres ont fini sans résultat probant.

Pendant 27 ans les différents gouvernements qui se sont succédé à la direction politique de la Somalie ont été confrontés particulièrement la corruption et l’insécurité qui fussent les deux obstacles majeurs à surmonter. Les premiers mois de son arrivée au pouvoir, Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmaajo semblait diriger le pays à bon bord, mais le monde a découvert la crise profonde qui gangrenait son gouvernement au début 2018 avec la tension entre le parlement fédéral et la présidence au sujet de 42 millions qui manquait au budget national et que Farmaajo a tenté de couvrir en chassant à la tête du parlement le député Mahamed Ousman Jawaari.

La Somalie reste de façon constante en dernière place depuis 2012 avec un indice moyen de 9. Cette dernière place perpétuelle ne présage rien de positif pour le pays en ce qui a trait aux tendances futures en matière de corruption. Selon Transparency International, l’indice de perception de la corruption de la Somalie se situerait à 9 sur 100. Cet indice utilise une échelle de 0 à 100, où 0 est le plus corrompu et 100 le moins corrompu. L’indice ci-dessus est proposé par des experts dans le domaine du secteur public pour donner suite à des analyses relatives aux politiques d’État de chaque pays.

À suivre…

Hassan Cher


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared