Djibouti/ Éthiopie: Les islamistes et la mafia djibouto-somalienne fomentent des attentats terroristes en Éthiopie et à Djibouti.

Djibouti/ Éthiopie: Les islamistes et la mafia djibouto-somalienne fomentent des attentats terroristes en Éthiopie et à Djibouti.

Ad

Des Arabes et des Somaliens en provenance de la péninsule arabique, Yémen — Oman — Arabie Saoudite et Dubaï, ainsi que le Pakistan et la Somalie ont résidé à Djibouti et en Éthiopie à différents moments vers la fin de l’année 2018.

Ces éléments affichés les signes et les comportements des groupuscules extrémistes religieux. Exemple, deux portaient les turbans palestiniens avec des points rouges qui est le symbole de l’organisation religieuse extrémise Al-itihad. Ces hommes utilisaient des passeports yéménites, somaliens et djiboutiens. Ils ont résidé à Djibouti, mais ils se déplaçaient régulièrement dans les régions oromo et Somalie de l’Éthiopie. Ils ont bénéficié des cartes SIM avec le roaming chez Djibtelecom activées alors qu’un simple Djiboutien ou commerçant local doit fournir autant des justificatifs et des renseignements pour avoir le même service chez Djibtelecom.

Ceci prouve qu’ils avaient le soutien direct de l’état djiboutien.

Ces djihadistes se déplacent sous la couverture des travailleurs des ONG de l’humanitaire ou des commerçants à la prospection des nouvelles opportunités, mais tout le monde sait à Djibouti qu’ils ne peuvent transiter ou résider dans le pays sans la couverture ou la protection des réseaux mafieux ou des groupuscules islamistes œuvrant sous les ordres du régime de Guelleh.

La source dans la garde républicaine a ajouté que ces hommes devaient créer des cellules ou former des cellules déjà existantes en Éthiopie.

Les cas suivants réconfortent l’information précitée.

1er cas.

Le 11 mars 2019 vers 18 h heure local, une explosion a fait trois blessés à la commune de Balbala, à Djibouti. Cette explosion a lieu dans le quartier Silimo 5heures avant l’arrivée du président de la République de la France, Emmanuel Macron, qui devait rester à Djibouti pendant 15 h avant d’aller en Éthiopie et au Kenya.

L’explosion qui a fait trois blessés graves, des passants innocents, a lieu dans le quartier Silimo de la commune de Balbala. Des témoins qui ont été sur le lieu à quelques minutes après l’explosion, par curiosité, disent qu’un ballot contenant des cigarettes et des produits cosmétiques brulés sur une brouette. Ils rajoutent avoir vu trois personnes, surement des passants, gisant au sol et portant sur leurs corps les traces des projectiles de l’explosion. Le policier avec qui nous avons pu communiquer, le soir même de l’explosion, disait que l’enquête n’arrive pas à déterminer si le ballot partait vers l’Éthiopie ou s’il venait juste de rentrer par la voie des réseaux du trafic. Mais, les premiers éléments de l’enquête pointaient du doigt un trafiquant bien connu du milieu qui est un cousin d’Ismaël Omar Guelleh, un Bah-fourlaba/Mamasan connu sous le nom de Abdi Jaqaf, et proche des réseaux islamistes et particulièrement d’Al-itihad.

Le contact de la police avait rajouté que le colonel Mohamed Djama Doualeh, le commandant de la garde républicaine, aurait recommandé aux enquêteurs de la police de suspendre les investigations jusqu’à un nouvel ordre de la présidence de Djibouti. En réalité, l’objectif de Mohamed Djama Doualeh était de donner du temps au terroriste Abdi Jaqaf de quitter le territoire djiboutien en direction de la Somaliland avec l’aide du préfet de Damerjog, un trafiquant connu sous le surnom de Cuba.

D’après mes derniers échanges d’information avec le contact dans la police, l’objectif était de faire exploser la bombe dans un lieu public afin d’attirer les regards des forces des pays occidentaux stationnées en général et le président de la France en particulier pour les faire croire que Djibouti et Guelleh sont sous la menace des terroristes. Le contact m’a rajouté les informations circulantes dans les milieux des hommes en uniformes, Abdi Jaqaf avait fait une mauvaise qui l’a poussé à abandonner l’explosive dans une ruelle du quartier Silimo. Des informations non certifiées désignent la caserne de la garde de la républicaine comme le lieu de la provenance de la bombe.

2e cas.

Dans une interview accordée à la chaine française d’information continue, France24, Guelleh avait confirmé l’existe de Daech dans la totalité de la Corne d’Afrique. Ce qui n’exclut pas Djibouti de la zone d’influence de Daech en Afrique de l’Est. Or, Guelleh sait tous les petits mouvements des opposants jusqu’à l’extérieur du pays, mais il essaie de nous faire comprendre qu’il n’est pas au courant des activités des islamistes sur le sol djiboutien.

3e cas.

Le djihadiste Peter Chérif ou de nom du djihad Abou Hamza, proche des frères Kouachi, membre d’Al-Qaïda en Irak et d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) fut en cavale depuis 2011 quand les renseignements français perdent sa trace au Yémen, jusqu’à son arrestation le 16 décembre 2018 à Djibouti.

Le djihadiste Peter chérif a été appréhendé à son domicile, au cité Hodan II, au fin fond de la commune de Balbala. Une commune populaire dont tout le monde ne peut s’aventurer et dont une tête comme celle de Peter Chérif ne pourrait passer inaperçu pour les indiques de la police et du service des renseignements djiboutiens. Des policiers de la patrouille de la commune de Ras-Dika ont raconté à leurs proches qu’ils ont vus plusieurs soirs, entre 19 h à 21 h heure local, sur la route de Venise Peter se baladant avec son épouse et ses deux enfants.

Vu que le transport public à Djibouti est mix et que les bus sont trop chargés ou exigus, cette situation ne peut coller avec la tendance extrémiste de Peter qui prône la séparation de sexe dans toutes les domaines. Ou bien Peter Cherif avait une voiture, ou quelqu’un le véhiculait lui et sa famille ou il utilisait le taxi. Le taxi coute cher et c’est un milieu très contrôlé par la police et les renseignements généraux qui disposent beaucoup d’informateur.

Deuxièmement, pour louer un logement dans le cité Hodan II, il faut passer par la société immobilière de l’état ou le propriétaire. La dame propriétaire du logement dont habitaient Peter Chérif et sa famille a raconté que c’est un membre du parti au pouvoir, le RPP, comme elle qui lui avait présenté Peter comme un locataire sûr et séreux.

Pour quitter le Yémen et s’installer à Djibouti, un pays où se concentrent les bases militaires des forces occidentales, Peter Chérif devait avoir la garantie de l’état djiboutien ou bénéficier du soutien d’une organisation puissante. Sans oublier que Djibouti est la terre de rencontre et d’échange, depuis plus de 20 ans, entre la mafia djibouto-somalienne et les groupuscules islamistes.

4e cas.

Dans la soirée du samedi 24 mai 2014 vers 18 h temps universelle, un attentat-suicide dans un restaurant à Djibouti, La Chaumière, fréquenté par des étrangers, a fait trois morts et trente-trois blessés, dont les deux kamikazes (un homme et une femme).

Monsieur Muse Robleh Herad âgé de 36 ans, et Mme Hodan Mahammud Isse âgée de 29 ans sont les deux kamikazes qui ont participé à l’attaque meurtrière du restaurant La Chaumière. Monsieur Muse Robleh Herad est entré dans la deuxième salle du restaurant La Chaumière où les soldats internationaux étaient assis et s’est fait exploser lui-même, en quelques secondes plus tard son épouse Mme Hodan a finalisé leurs actions et s’est fait exploser dans la première salle où d’autres jouaient sur une table de billard.

Né et élevé à Dire-Dawa, l’une des villes commerciales historiques de la région de Shiniile en Éthiopie. Monsieur Herad, qui est du clan Fourlabe/Issa, a séjourné à Karachi, au Pakistan en 2007, où il a rencontré Hodan qui est du clan Habar-Awale/Issaq, et est née dans la ville portuaire de Berbera, en Somaliland. Les deux kamikazes ont étudié au Pakistan. Des sources fiables ont confirmé à Waagacusub médias que les deux portaient des passeports éthiopiens.

En 2009, le couple s’est rendu dans la capitale somalienne de Mogadiscio et a vécu avec un homme dénommé Moalim Burhan, de la tribu Gadabursi (Samaron), dont un de ses ascendants, un des chefs d’Al — Shabab, a été exécutés avec Ibrahim Haji Jama Mee’aad connu sous le nom du Djihad, Ibrahim al — Afghani, le 20 juin 2013.

Le couple qui se fait exploser à Djibouti est allé à Dire-Dawa par voie de Hargeisa, la ville de la capitale du Somaliland le 23 décembre 2013. Selon des sources proches d’Al — Shabab, à cette époque, le couple avait laissé leurs gilets explosifs à Hargeisa. Le 22 mai 2014, leurs gilets explosifs cachés dans un camion commercial sont arrivés à Djibouti un jour seulement après que le couple ait traversé la ville frontalière de Lowya — ade avec l’aide d’un membre de la police de l’immigration Djiboutienne.

L’homme de la police de l’immigration djiboutienne qui avait aidé les kamikazes du restaurant La Chaumière a été libéré sur ordre de Saad Omar Guelleh, frère du président Guelleh et directeur du Port de Djibouti. Or, des innocents ont été assassiné sous la torture et un autre innocent est toujours détenu à la prison centrale Gabode.

5e cas.

À la fin des années 80, une petite bombe explose sur le rail du train reliant Djibouti/Addis-Abeba. L’explosion avait lieu à la hauteur de la plage la siesta et a légèrement touché un train de marchandises qui circulait vers 21 h du soir heure de Djibouti. Dans cette explosion un jeune oromo émigré à Djibouti et connu au quartier 4 sous le nom de Omar Aboo avait été blessé au niveau d’un bras. Certains disaient même qu’il avait totalement perdu le bras. La victime, ivre au moment de l’explosion, avait l’habitude de picoler dans des buissons situés à moins d’un mètre du rail à la siesta.

Les services de la documentation et de la sécurité, SDS, la police politique du régime de Hassan Gouled Aptidon, dirigée à l’époque par Ismaël Omar Guelleh, avaient assassiné le jeune oromo sous la torture. Ensuite Djibouti avait transmis une note d’information à l’Éthiopie Mengistu Hailemariam. Dans cette note le régime de Gouled/Guelleh faisait comprendre au régime du Derg que la rébellion oromo menaçait la stabilité de Djibouti.

Ainsi, Gouled avait le soutien d’Addis-Abeba qui pouvait compter sur lui pour leur livrer les opposants oromo de passage à Djibouti et en contrepartie Mengistu de l’Éthiopie devait ignorer toute demande de soutien de l’opposition djiboutienne dirigée par Aden Robleh Awaleh.

Il s’est confirmé plus tard que l’explosion de la bombe sur le rail à la hauteur de la siesta était l’œuvre de la police politique de Djibouti dirigée par Guelleh. Plus précisément c’est une voiture appartenant au frère d’Ismaël Omar Guelleh, le grand trafiquant d’armes, Idriss Omar Guelleh, qui avait balancé la bombe sur le rail.

En conclusion.

Vu que Guelleh est isolé dans la région depuis la chute du régime du TPLF de l’Éthiopie, situation stressante pour son régime qu’il a fait savoir à Emmanuel Macron pendant son passage à Djibouti le 11 mars 2019, il est capable de réaliser des actions terroristes pour attirer les regards des occidentaux sur lui. Au cours de la conférence de presse, le président français avait, d’une manière ironique, fait savoir au publique que Guelleh se plaignait du Premier ministre de l’Éthiopie, des présidents de l’Érythrée et de la Somalie qui n’arrêtent pas de le dénigrer depuis leur rencontre tripartite d’Asmara du 04 septembre 2018.

Dépassé par le niveau trop élevé et les changements express de la géopolitique de la Corne de l’Afrique et de la Mer-Rouge, Ismaël Omar Guelleh ne pourra se résigner à vaguer à ses compétences de trafiquant et de fomenteur d’attentat terroriste.

Hassan Cher


 Share
Ad
Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared