Ethiopie / Yémen: les familles refugies ogadens sont les victimes oubliés de la crise yéménite de ces derniers semaines.

refugies ogadens au yemenLes demandeurs d’asile et les réfugiés Ogadens à Sanaa, au Yémen sont très préoccupés non seulement pour leur sécurité, mais aussi pour la situation d’insécurité alimentaire actuelle que le pays a dû faire face en raison de la crise au Yémen.

Le programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a déclaré lundi « plus de 10 millions ou 41% de la population du Yémen est sous la menace de l’insécurité alimentaire ».

Des centaines des Ogadens restent à l’intérieur de leurs abris sans manger toute chose pendant 24 heures après que les magasins ont refusé de reprendre leurs bons alimentaires. Les propriétaires de magasins ont cessé à leur donner les bons mensuels après qu’ils aient douté de ne pas obtenir en retour l’argent dès les trois premiers jours du mois.

La plupart des réfugiés sont des femmes qui doivent élever leurs familles tout seul: leurs maris sont soit dans les prisons éthiopiennes ou ont été tués par les forces gouvernementales. Ils travaillent comme servantes et sont payés 150 dollars par mois. La plupart de leurs maîtres yéménites chez qui ils ont l’habitude de travailler ont déjà quitté les villes.

Certains des familles qui recevaient des envois de fonds de leurs membres de la famille vivant en occident ont été confrontées à un problème sérieux quand certains des Hawalas ne pouvaient pas payer l’argent à leurs clients depuis dimanche.

Il n’y a aucune échappatoire car la plupart des routes, l’aéroport et les principaux ports du pays ont été fermés à cause des bombardements menés par la coalition sous l’appel de l’Arabie saoudite.

Alors que des nations tentent d’évacuer leurs citoyens, les refugies Ogadens espèrent une geste de l’Agence des Nations Unies à leur égard.

La communauté Ogaden à Sanaa est estimé environ 2500, dont 1850 sont en possession de la carte des refugies de UNHCR. Environ 100 familles réfugiés ogadens vivent à Al-Kharaz, environ 120 kilomètres au Sud de la ville d’Aden, et sont enregistrés auprès de l’ONU en tant que réfugiés en provenance de Somalie.

Il est dit que de nombreuses familles se voient refuser de prendre des aliments de rationnement dans le camp de réfugiés d’Al-Khalaz. Un enfant de 2ans est mort et une femme, Halimo Sheikh, a perdu la jambe quand ils ont été écrasés volontairement par un véhicule dans le réfugié Kharas Camp.

Toutefois, le bureau de Nations Unies pour les affaires des réfugiés n’a pas repris ses travaux à Sana’a. Il était peut-être annulé à cause du bombardement dur sur Sana’a.

Ahmed Abdi

halgan85@yahoo.com


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