Djibouti : Le nouveau directeur de la prison abuse les agents et suit la route de Ali Xood

passation de pouvoir entre xoodh et son remplaçantAprès la mise à la retraite du Directeur de la Prison central de Gabode M. Ali Aden Bouraleh alias  »Ali xoodh » en octobre dernier, le milieu carcéral djiboutien  tombe dans les mains du Directeur adjoint M. Mohamed Djama Yonis promu comme le nouveau Directeur de la prison.

Mohamed Djama fut un parmi les victimes des agissements sous l’autorité de M. Ali Aden Bouraleh (xodh), hélas le rituel de la médiocrité de l’abus de pouvoir suit son chemin comme le fait actuellement ce nouveau Directeur en empiétant sur le même système de son ancien supérieur à savoir une obéissance totale aux ordres du service des renseignements djiboutiens (SDS)sans se soucier de sa hiérarchie(le ministère de tutelle), ainsi que les détournements de fonds destinés aux besoins de la prison  .

Ce dernier n’exclut pas d’instaurer un système de tribalisme au sein de la prison pour bien marquer son terrain comme le font certains félins en signe de maître des lieux.

Un matin de janvier, le Nouveau directeur Administratif M. Hassan Idriss Badadeyeh  accompagné du Secrétaire du ministre de la justice  » Tusmo » mènent une visite surprise afin d’évaluer l’état de la prison.

  1. Hassan Idriss s’adressa au chef de poste en lui posant des questions voire demandant de rencontrer les détenus pour mieux recueillir des suggestions sur leurs conditions de vie. Le passage au centre pénitencier de Gabode de M. Hassan Idriss et du Secrétaire du ministre de la justice a perturbé M. Mohamed Djama Yonis en le mettant dans une position coléreuse enveloppée d’esprit enfantin à dire à son supérieur direct avec un ton ravageur les propos suivants:̏Sors immédiatement de ma prison, c’est moi le chef̋.
  2. Hassan Idriss humilié et malmené par son subordonné devant les agents en fonction, part se plaindre auprès du ministre de la justice M. Ali Farah Assoweh, l’affaire fut classée et sans suite.

Les dérives du véreux M. Mohamed Djama Yonis ne cessent de s’accentuer dans le pénitencier djiboutien. Sous l’ivresse du pouvoir, il signe une note de service en février interdisant l’accès au centre pénitentiaire de Gabode deux jeunes adjudants récemment formés en France par l’ENAP, sans l’avis de ses supérieurs.

Après le départ du tortionnaire et vieux loup Ali Aden (xodh), les agents de la prison pensaient découvrir un nouveau changement basé sur un code du travail pénitencier respectueux, avantageux dans une éthique morale et plus humaine mais loin de ça la prison-mère a donné naissance à un nouveau louveteau M. Mohamed Djama Yonis, aux griffes et aux crocs prêts à mordre et à saigner durant son contrat signé par le régime dictatorial.

Par curiosité, qu’est-ce que les deux jeunes adjudants ont fait? Et s’ils avaient commis une erreur ou faute de nature professionnelle ou autre, pourquoi leur inflige-t-il M. Mohamed Djama Yonis une telle sanction (Interdire l’accès à la prison). Or le droit du travail prévoit un avertissement orale ou écrit, un blâme, un arrêt simple ou rigueur, une mise à pied disciplinaire (en jours) avant d’aller jusqu’au licenciement.

Et récemment, un jeune détenu est décédé subitement dans la prison sans savoir les circonstances de sa mort ?

Un bref diagnostic de la situation des agents affectés à la prison montre leurs amertumes face à l’inégalité en matière de prise en charge des soins de santé contrairement aux autres corps de la fonction régalienne (gendarmerie, police nationale sans oublier la garde républicaine).

L’administration pénitentiaire ne dispose pas d’un centre de soins pour ses agents. Cela se dégénère à des scénarios invraisemblables. Par exemple, lorsqu’un fonctionnaire de l’administration pénitentiaire est malade, ses collègues lui mettent les menottes pour le conduire à l’hôpital où il sera soigné gratuitement, comme s’il était un prisonnier.

Depuis leur création, les agents de la prison de Gabode n’ont reçu aucune promotion ni une amélioration salariale et leur moral est au plus bas.

Ils se disent d’être prisonniers d’un système dictatorial utilisant la castration morale sous perfusion d’un maigre salaire avec des contraintes difficiles et très écœurantes les poussant à chercher d’autres solutions.

Et voici que celui-ci désactive Huit (8) Agents pour les envoyer à la prison d’Obock sans frais de déplacement.

Ps : Mr. Le Commandant  ou sont les couvertures des détenus de cette année  ??????

Saad Ali Awaleh


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