Ethiopie: le barrage de «la Grande Renaissance» apportera à l’Etat 2 millions €/jour à partir de 2017

Le barrage hydroélectrique de la Grande Renaissance, en construction sur le Nil Bleu, en Ethiopie, devrait générer des revenus provenant de l’exportation de l’électricité de 2 millions d’euros par jour au profit de l’Etat éthiopien à partir de 2017. Ce plus grand barrage hydroélectrique en Afrique aura à terme une capacité de production de 6000 mégawatts et permettra au pays d’accroître ses exportations d’électricité vers ses voisins, dont le Soudan, Djibouti, le Kenya, le Soudan du Sud et le Yémen.

Entamée en 2011, la construction du barrage de la Grande Renaissance a été financée par le gouvernement et par le peuple éthiopien comme par la diaspora, qui a souscrit à des «obligations barrage». Le coût total du projet est évalué à 4,7 milliards de dollars.

La construction de ce barrage est vivement contestée par l’Egypte. Le Nil Bleu vient en effet se jeter au Soudan dans le Nil, le fleuve qui fournit la quasi-totalité de son eau à l’Egypte. Celle-ci a peur de se voir confisquer ses ressources hydriques et reproche aux Ethiopiens d’avoir mené le projet en secret et de façon unilatérale.

Des négociations sur l’impact économique et social de ce projet ont été engagées en décembre dernier entre le Soudan, l’Egypte, et l’Ethiopie. Mais l’Egypte, après avoir fait des propositions qui obligeraient l’Ethiopie à respecter «son droit à la sécurité de l’eau», a claqué la porte en janvier. Pour défendre ses droits, Le Caire se fonde, notamment, sur un accord de 1959 avec le Soudan concernant le partage du contrôle et de l’utilisation des eaux du Nil. Les Ethiopiens se défendent en précisant que leur objectif est de générer de l’électricité, et non pas d’arrêter l’eau.

Agence Ecofin

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