Afrique de l’Est: L’UA nomme une Commission d’enquête sur les atrocités au Soudan du Sud

Union Africaine

L’Union africaine (UA) a investi mercredi une commission d’enquête chargée de déterminer les responsables des atrocités commises depuis qu’a éclaté mi-décembre le conflit au Soudan du Sud entre forces gouvernementales et troupes loyales à l’ancien vice-président Riek Machar.

La commission de cinq membres, présidée par l’ex-chef de l’Etat nigérian Olusegun Obasanjo, est chargée « d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme et autres abus commis durant le conflit par l’ensemble des parties » belligérantes, selon un communiqué de l’UA.

« Quiconque est responsable ne doit pas s’en tirer avec impunité », a déclaré M. Obasanjo, mercredi, lors de la cérémonie d’investiture au siège de l’UA à Addis Abeba, « l’Afrique ne doit pas tolérer l’impunité d’Africains traitant des Africains comme s’ils n’étaient pas des êtres humains ».

« Je veux vous assurer que nous ne négligerons aucune piste », a-t-il ajouté.

La présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma a prévenu la mission d’enquête qu’elle faisait face à « une très importante et lourde responsabilité ».

Outre M. Obasanjo, la mission est composée de Sophia Akuffo, juge ghanéenne à la Cour africaine des droits de l’Homme, de l’universitaire ougandandais Mahmood Mamdani, de la Sénégalaise Bineta Diop, envoyée spéciale de l’UA pour les femmes et du Gambien Pacifique Manirakiza, membre de la Commission africaine des droits de l’Homme.

Le conflit au Soudan du Sud, parti de Juba le 15 décembre quand des combats ont éclaté au sein de l’armée sud-soudanaise entre soldats aux loyautés rivales et qui s’est ensuite propagé au reste du pays, a déjà fait plusieurs milliers de morts – jusqu’à 10.000 selon certaines sources – et chassé de chez eux plus de 900.000 Sud-Soudanais.

Les combats – qui n’ont pas cessé malgré un cessez-le-feu signé le 23 janvier – ont été accompagnés d’atrocités commises par les deux camps, notamment de massacres ethniques, la rivalité politique entre le président Salva Kiir et M. Machar ayant réveillé de vieux antagonismes entre peuples Dinka et Nuer, les deux principales communautés du pays dont sont respectivement issues les deux hommes.

AFP

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