Djibouti : Un couvre-feu non annoncé à Djibouti-ville depuis le soir du vendredi 8 février 2019.

Djibouti : Un couvre-feu non annoncé à Djibouti-ville depuis le soir du vendredi 8 février 2019.

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Directeur de la police nationale de Djibouti

Wikipédia : « Un couvre-feu est une interdiction à la population de circuler dans la rue durant une certaine période de la journée, qui est généralement le soir et tôt le matin. Elle est ordonnée par le gouvernement ou tout responsable d’un pays, d’une région ou d’une ville. Cette mesure est souvent décrétée lors de la déclaration de la loi martiale ou de l’état de siège, mais peut aussi être appliquée en temps de paix. Le couvre-feu peut se limiter aux mineurs (États-Unis, Anti-Social Behaviour Act de 2003 en Grande-Bretagne, etc.).
Son but est de permettre aux forces de l’ordre, civile ou militaire, de mieux assurer la sécurité de la zone sous couvre-feu ou de limiter la libre circulation d’une certaine catégorie de personnes, comme les femmes ou les mineurs.
»

En réalité, à Djibouti-ville, et depuis le soir du vendredi 8 février 2019 est entré en vigueur un couvre-feu non déclaré. Les policiers en patrouille dans la ville interpellent au hasard tout homme qui leur semble âgé moins de 50 ans.

Un homme de 41 ans nous a raconté qu’il est descendu du transport public vers 20 h 30 min et continue le reste de chemin à pied pour rentrer chez lui. Il dit qu’une voiture s’arrête devant lui et des policiers le font monter dans le véhicule par force et sous la menace des matraques et des pistoles. Il fut détenu au centre de transit de la police de Nagad avec beaucoup d’autres arrêtés dans la même circonstance.

Un deuxième de 32 ans nous raconte que le soir du vendredi 8 février 2019 vers 21 h il sort de chez lui pour acheter du sucre à la boutique du quartier afin de s’y préparer un verre de lait. Sans oublier qu’à Djibouti les lieux de commerce peuvent être ouverts au-delà même de minuit. Au cours du chemin, le jeune se fait interpeller de la même manière que le premier et conduit au centre de Nagad.

Toutes les deux victimes du couvre-feu non déclaré de Guelleh ont été relâchées l’après-midi du samedi 9 février 2019 après que leurs parents se sont présentés au centre Nagad et versés de l’argent aux officiers de la police du centre de Nagad.

Les officiers de la police de Nagad ont raconté aux parents des hommes interpellés et détenus à Nagad qu’ils appliquaient un couvre-feu recommandé par Ismaël Omar Guelleh.

Dans la règle et dans la logique des choses, tout nouvel ordre et surtout un couvre-feu doit être officiellement annoncé dans les supports d’informations grands publics de l’état, telles la télévision, la radio ou presse écrite.

Mais à la connaissance de tous les Djiboutiens, aucun couvre-feu n’a été annoncé. Alors sommes-nous confrontés à des check-point semblables à ceux des faubourgs de Mogadiscio pendant la guerre civile, entre 1991 et 2006 ?

À suivre…

Hassan Cher

Sauvons de notre pays des griffes de la mafia !
Envoyez vos informations et documents compromettants pour le régime clanico-mafieux de Guelleh dans cet e-mail : « uddesc@yahoo.fr ». Merci d’avance.


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared