Djibouti / Chine: Est-ce que le chef de la garde républicaine rêve de faire un coup d’État comme le général Chiwenga de Zimbabwe ?

Djibouti / Chine: Est-ce que le chef de la garde républicaine rêve de faire un coup d’État comme le général Chiwenga de Zimbabwe ?

Ad

Le 8 janvier 2018, Jeuneafrique titrait : « C’est l’une des leçons méconnues de l’année expirée et un avertissement sans frais (pour l’instant) aux chefs d’État du continent qui pensent que la “Chinese connection” équivaut à une assurance tous risques face aux pressions occidentales. L’histoire retiendra que, le 15 novembre 2017, a eu lieu à Harare le premier coup d’État africain réalisé avec l’approbation, voire les encouragements, de la Chine. »

Sur la populaire plate-forme de médias sociaux Weibo, un grand nombre d’Internautes chinois ont aussi fait écho à cette théorie, les médias internationaux ont été nombreux eux aussi à s’interroger sur l’implication de la Chine dans le coup d’État zimbabwéen du 15 novembre 2017, puisque l’action de l’armée s’est déroulée à peine trois jours après le retour d’une visite en Chine du commandant des Forces de défense du Zimbabwe, le général Constantino Chiwenga devenu premier vice-président de la République depuis le 28 décembre 2017.

Cette histoire n’a pas laissé indifférents des barons du régime clanico-mafieux de Djibouti. Voyant que Ismael Omar Guelleh faiblit devant la pression intérieure et internationale, quatre acolytes très proches familialement à lui préparent à leur manière la succession du pouvoir qui ne doit pas échapper à la division clanique Bah-Fourlaba/Mamasan ou le sous clan Awle/Mamasan en général.

Sur les quatre, le colonel Mohamed Djama Doualeh joue le rôle du général Chiwenga et comme il est de nature inculte et n’a aucune compétence dans la politique et la gestion de la chose publique, c’est Saad Omar Guelleh, Mohamed Moussa Abar dit Gaucher et Djama Ali Guelleh deviennent les cerveaux du futur putschiste.

Le colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine, compte tromper les Américains en organiser des réunions avec eux et leur demandant des conseils et soutiens. Mohamed Djama recommande même aux Américains d’amener dans leurs rencontres que des interprètes étrangers, des Somaliens de Puntland ou de la Somaliland, afin de ne pas mettre au parfum les interprètes djiboutiens dont certains peuvent être liés aux services de renseignements de Djibouti, plus particulièrement à Hassan Saïd Khaireh ou le directeur de la police Abdillahi Abdi.

De l’autre côté, commandant de la garde républicaine développe des bonnes relations avec la Chine et beaucoup des sous-officiers et officiers de la garde républicaine partent à Pékin suivre des formations dans les centres de l’Armée populaire de libération de la Chine. Mohamed Djama fait tout pour augmenter l’effectif de son corps avec le recrutement bientôt de 600 à 700 jeunes recrutes dont plusieurs ont des niveaux d’études universitaires. Il prépare une force parallèle à l’armée nationale djiboutienne.

Il met aussi la pression sur son cousin président de la République, Ismael Omar Guelleh, pour qu’il soit le patron principal du futur central des télésurveillances et d’écoutes que les Chinois construisent à Djibouti. En effet, le futur centre sera construit sur une parcelle de 3000 mètres carré, offert par le commandant de la GR.

Et dans la Corne, le colonel Mohamed Djama Doualeh développe à sa manière et en fonction de sa capacité intellectuelle des relations dans les populations. Il achète à 5 millions de Franc Djibouti, soit 30 mille dollars US, une grande plantation dans le secteur de Lagamideh, le district de Hararghe en Éthiopie. Ces plantations sont gérées par deux oromos naturalisés djiboutiens et recrutés dans la garde républicaine sous le grade de sergent. Ces points avancés dans la région Oromo en Éthiopie servent aussi à Mohamed Djama Doualeh à un lieu de transite et de dépôt parfois à son trafic d’arme. Ce business d’arme du commandant de la garde républicaine à Lagamideh est ravitaillé par Mohamed Moussa Abar dit Gaucher et c’est Saleh Omar Guelleh vivant à Harar qui tient la comptabilité bien que ces business de Hararghe sont ces derniers temps sous les regards de la sécurité éthiopienne de la région.

En Somalie, il joue le messie auprès des gadaboursis, ses grands parents, et les issas, ses cousins. Il lui arrive parfois même de fournir la logistique et moyen nécessaire pour des célébrations de mariage à Awdal.

Hassan Cher


 Share
Ad
Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared