Djibouti / Canada : Quand le Canada et l’OIM facilitent les trafics d’être humain du régime clanico-mafieux de Djibouti

Djibouti / Canada : Quand le Canada et l’OIM facilitent les trafics d’être humain du régime clanico-mafieux de Djibouti

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Avec un projet de l’OIM qui consistait à proposer à des employeurs canadiens des travailleurs djiboutiens qualifiés, la société québécoise, Olymel, spécialisé dans agroalimentaire avait sélectionnée, en mai 2018, 18 jeunes djiboutiens pour aller travailler dans ses usines au Québec, Canada.

Ayant fleuré une affaire lucrative dans ce projet qui a réussi, les barons du régime clanico-mafieux de Djibouti ont entrepris les démarches nécessaires pour arriver à placer un quota important des travailleurs au Canada.

Depuis une semaine circulait à Djibouti et dans la diaspora djiboutienne vivant en occident que Djibouti allait envoyer des travailleurs au Canada. Le voyage plus les documents d’identités djiboutiens se négociaient entre 10 à 12 mille dollars US par personne en Somaliland et à Nairobi.

Les acteurs de ce projet sont : le ministère canadien de l’Immigration, l’état djiboutien, l’OIM et l’association Global Diaspora Djiboutienne.

Le ministère canadien :

Le ministère canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté est dirigé par Ahmed Hussen, un Canadien d’origine somalienne, qui peut facilement connaître ou entendre dans la diaspora somalienne du Canada les business du régime djiboutien sur les trafics d’être humain. Des Somaliens vivants au Canada et qui n’ont jamais vu Djibouti, moyennant quelques milliers de dollars US, arrivent à acheter, pour leurs familles qui sont sur le chemin de l’immigration, auprès du directeur de la police nationale djiboutienne, Abdillahi Abdi, des documents d’identité nationale.

L’état djiboutien :

le colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police nationale est très célèbre auprès des diasporas somaliennes et éthiopiennes. Il dispose une chambre noire derrière son bureau où se fabrique le passeport djiboutien et il le monnaye entre 2500 à 5000 dollars US la pièce en fonction de la proximité avec la personne de contact. On peut voir beaucoup des Somaliens et éthiopiens qui arrivent dans les aéroports de la Suède, Norvège, de l’Espagne, UK, Finlande, Italie et la Suisse avec le passeport djiboutien parce que ces pays ne sont habitués à avoir des Djiboutiens et n’ont pas beaucoup éléments pour distinguent entre un vrai Djiboutien détenteur du passeport de son pays et un faux djiboutien. D’ailleurs, des milliers de Somaliens ou de la somaliland utilisent le passeport djiboutien pour leurs déplacements que ça soit pour des activités commerciales, politiques, diplomatiques. http://www.hch24.com/actualites/03/2015/djibouti-somaliland-trafic-lucratif-des-passeports-djiboutiens-entre-des-officiels-de-hargeisa-et-de-djibouti/

Monsieur Hassan Omar Mohamed Bourhan, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, est lui aussi un homme impliqué dans le trafic d’armes à destination de l’Éthiopie. Il est même sous-traitant d’un grand trafiquant d’arme à Djibouti : – http://www.hch24.com/actualites/12/2018/djibouti-hassan-omar-mohamed-sous-traitant-de-mohamed-moussa-abar-dit-gaucher-dans-les-trafics-darmes-vers-lethiopie/https://www.dw.com/fr/personnalités-politiques-militaires-et-chefs-dentreprises-publiques-djiboutiens-seraient-impliqués-dans-un-trafic-darmes/a-45391733.

Hassan Idriss Samrieh, Ministre djiboutien du Travail, chargé de la réforme de l’administration, est un ex-juge du tribunal de Djibouti connu pour ses condamnations des opposants par coup de fil de la police politique ou de la présidence du pays. Depuis son arrivée au ministère du Travail, il est devenu spécialiste de la pression syndicale au point qu’à Genève, au BIT, il est mal vu en raison d’incohérence entre les études de droit qu’il a faites et son comportement à l’encontre des syndicalistes libres et indépendants à Djibouti.

OIM:

Madame Veerassamy de l’OIM on sait des choses sur le business de trafic des documents du colonel Abdillahi Abdi, mais elle préféré se murer dans le silence pour ne pas entacher sa carrière. Elle avait même fait, d’une maniéré discrète à un diplomate en poste à Djibouti, son inquiétude sur les activités louches du colonel. En plus, l’OIM collabore avec l’association Global Diaspora djiboutienne bien qu’elle connaisse les liens entre cette organisation et le régime djiboutien et les pays d’origine des dirigeants de Global Diaspora.

Global Diaspora Djiboutienne :

L’association Global Diaspora djiboutienne est une organisation créée par la police politique djiboutienne, le SDS. Elle est mise sous tutelle du ministère des affaires étrangères djiboutien et de la coopération et c’est le neveu d’Ismaël Omar Guelleh, en fonction dans le ministère précité, qui supervise les activités de cette organisation. L’objectif principal de la création de cette organisation était de mettre en place un réseau bien implanté en occident pour suivre à la trace les personnes cibles ou de l’opposition. Les premières réunions de l’association se sont tenues dans les locaux du ministère des Affaires étrangères à Djibouti. Les membres de l’organisation sont en majorité des Somaliens et des Éthiopiens. La preuve, si monsieur Ahmed Hussen, le ministre canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté demande à l’OIM les données des dirigeants de cette association, il pourra facilement découvrir leurs vraies origines dans les archives des pays occidentaux dont ils disposent la nationalité. Les membres de la direction de Global diaspora djiboutienne ont des faveurs spéciales quand ils veulent développer des business à Djibouti et des fonds de soutien si c’est à l’extérieur du pays. Pour être membre ou dirigeant de Global diaspora djiboutien, tu dois appartenir à certains clans du pays ou te faire parrainer par un haut placé du régime djiboutien. C’est un appendice du service des renseignements djiboutien. http://www.hch24.com/actualites/08/2016/djibouti-global-djibouti-diaspora-service-de-renseignement-extérieur-de-guelleh-ou-cellule-terroriste/ http://www.hch24.com/actualites/09/2015/djibouti-global-diaspora-djiboutienne-la-police-politique-exterieur-du-regime-de-guelleh/.

En conclusion, le Canada doit faire très attention sur les projets d’installation des travailleurs djiboutiens au Canada. Quatre-vingt-dix pour cent des bénéficiaires seront des victimes du trafic d’être humain et dix pour cent seulement seront des Djiboutiens pour leurrer le pays d’accueil des futurs travailleurs. En plus, le dix pour cent des Djiboutiens seront sélectionnés en fonction de leurs proximités idéologiques et claniques du régime clanico-mafieux de Djibouti. Les personnes qui ont des familles dans l’opposition ou appartenant à des clans plus représentes dans l’opposition seront d’office éliminé de la sélection.

Hassan Cher

Les personnes qui sont sur la photo sont, en allant de la droite à gauche : Mme Lalini VEERASSAMY, représentante de l’OIM à Djibouti – Mohamed Siad Doualeh, ambassade de Djibouti aux États-Unis et Canada — Hassan Omar Mohamed Bourhan, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation – Ahmed Hussen, le ministre canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté – Hassan Idriss Samrieh, ministre djiboutien du Travail, chargé de la réforme de l’administration – Le colonel Abdillahi Abdi Farah, directeur général de la police nationale et Houssein Foulieh, Directeur administratif et financier du ministère du Travail.


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Authored by: Hassan Cher Hared

Hassan Cher Hared